RESPIRE – le magazine

IMG_2095Une belle découverte que ce magazine durant mes vacances estivales, chez mon amie d’enfance. C’est chez elle que j’avais découvert d’autres magazines intéressants comme Happinez, Flow ou encore Kaizen. Même si j’avais plaisir à les lire, je n’avais pas eu ce coup de foudre qui m’aurait donné envie de les garder pour les lire et les relire. Avec RESPIRE j’ai enfin trouvé MON magazine !

Qu’est-ce que j’y trouve?

  • « créer du temps pour soi« , la petite phrase qui suit le nom du magazine résume tout. Chaque article est une pause, une respiration. Avec ses articles riches et nombreux, on comprend pourquoi il paraît seulement tous les 2 mois. Ce n’est pas un magazine qu’on feuillette négligemment sans rien voir ni rien retenir. Chaque article apporte énormément et avant de passer au suivant, j’ai envie de faire le lien avec ma propre vie. J’ai envie d’y penser. Je fais une pause. Je prends le temps, tout simplement.

 

  • À la fin de chaque lecture, j’ai le sentiment de m’être enrichie, d’avoir fait du bien à mon esprit. C’est une sensation vraiment agréable et qui réveille le meilleur en nous: notre intelligence (coeur et esprit). Les articles ne sont pas « prise de tête »! Loin s’en faut! En revanche, ils abordent des sujets comme le bien-être, la créativité, les différentes façons de s’évader, la pleine conscience (=en gros, être présent et attentif à ce que l’on fait au lieu de se disperser et de ne pas vivre à 100% ce que l’on fait). On n’est pas dans la presse people ou dans les marronniers classiques du style « comment perdre 5kg pour faire la greluche en maillot cet été ». Ici, on est dans l’essentiel. On se connecte à soi et on prend le temps de creuser un peu.

 

  • Les illustrations sont belles et douces. Chaque rubrique est marquée par une double page illustrée. Une autre façon de faire une pause, une transition d’une bien jolie manière.

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  • Les photos choisies invitent au rêve, à l’évasion, à la beauté, comme ce concours de la photo de jardin/parc national qui émerveille.

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Le contenu de ce numéro 4, en bref:

  • Bien-être: Attirer la joie dans notre vie – Écouter notre horloge biologique – Le rêve et ses bienfaits – Expérience et sagesse – Déjouer la faim émotionnelle – Trouver votre voix (sur les bienfaits du chant) – Le pouvoir du toucher – La force de l’habitude – News
  • Art de vivre: Tiny homes – Shopping déco – Tout ce qu’il faut savoir sur le sucre – News – Retrouvez l’équilibre avec l’ayurvéda – Tous à l’eau ! (sur les bienfaits de la natation) – Vive les poules libres ! – Les yeux grands ouverts (sur notre visison périphérique mise à mal par tous nos écrans) – Gardiens de la biodiversité (jardiner pour venir en aide à la faune locale) – Concours de la photo de jardin
  • Pleine conscience: Nourrir l’âme (faire des confitures…et se détendre) – All you need is…(de quoi avons-nous vraiment besoin?) – Découvrir la magie des couleurs – Quand ça dérape – Coeur à coeur (s’aimer et se disputer en pleine conscience) – Auprès de mon arbre (se reconnecter à la Terre + conseil de lecture La vie secrète des arbres de Peter Wohlleben) – Pleine conscience nomade (aborder le quotidien autrement) – 5 choses qu’un psy voudrait vous dire – 5 mythes sur le bonheur – Cultiver son jardin (et nourrir son bien-être physique et mental) – Mettez les voiles (naviguer fait du bien à l’âme)
  • Créativité: News – Dépassez vos blocages créatifs – La micronouvelle – Rencontre avec… – DIY: la trousse de Sanae – News
  • Évasion: La grande évasion: 10 séjours au bord de l’eau – Baignades sauvages – Où se baigner – News – Les plus beaux mots (un régal pour l’oreille et une nourriture pour l’âme)

Quelques images pour vous faire une idée et un aperçu plus complet sur le site de RESPIRE.

Save

Cette année…

il y a eu un changement aux conséquences inattendues pour notre famille: j’ai repris le boulot !

You're hired

Oui, parce que, voyez-vous, dans la société dans laquelle nous évoluons, être une maman à plein temps qui fait, sur les heures de crêche de ses enfants, des ménages et donne des cours particuliers de français, ça compte pour du beurre.

Donc, en septembre dernier, l’opportunité d’avoir un job avec salaire mensuel reconnu socialement s’est présentée. Comme mes 2 garçons vont à l’école et qu’ils sont entre de bonnes mains, j’ai accepté.

Le job: assistante de français pour le collège (senior school – 11 à 15 ans) et prof de français pour les 5-7 ans.

Ma qualification de prof de français pour le secondaire en France et mes expériences en « pre-school » (Reggio-Emilia et Montessori) en Angleterre me permettaient d’aborder ce travail avec enthousiasme et confiance. Néanmoins, le rôle d’assistante était nouveau pour moi et j’avais beaucoup à apprendre.

Pourquoi avoir accepté ce job?

  • l’envie d’enseigner dans une école, à nouveau.
  • découvrir l’enseignement en Angleterre après avoir expérimenté l’enseignement en France.
  • découvrir le fonctionnement d’une independent school (école privée).
  • augmenter le revenu du foyer.
  • un emploi du temps adapté à notre vie de famille qui me permettait d’amener et de récupérer mes enfants à l’école, comme d’habitude.
  • la localisation idéale du job: au bout de ma rue et sur le chemin de l’école de mes enfants.

Durant le 1er mois, j’ai pris mes marques en tant qu’assistante et j’ai tout de suite trouvé le rythme avec les petits en tant que prof.

Et puis, patatra, ces débuts en douceur, où j’espérais apprendre tranquillement le rôle d’assistante et celui de prof de FLE pour le secondaire, n’ont pas duré. Un lundi matin, 5 minutes avant le début du cours où j’étais là en tant qu’assistante, on m’a demandé de remplacer la prof de français qui était malade. Une feuille avec tout le déroulé des séances pour la journée y était inscrit. Gloups!

Nombre d’activités devaient se faire avec le manuel interactif. Re-gloups! Maîtriser le tableau interactif n’est pas mon fort et j’avais placé en bas de ma « to-do list » cette compétence vu que ce n’était pas une ressource essentielle à mon travail.

Je relève le challenge et ça se passe plutôt bien mais la petite histoire se répète le lendemain puis le surlendemain puis, 1 semaine, 2 semaines. Ouf! Les vacances de la Toussaint arrivent. Ma collègue va surement se remettre et la situation va rentrer dans l’ordre. Le week-end précédant la reprise, je passe une heure au téléphone avec elle pour faire la transition. Le matin de la reprise, une feuille est à nouveau scotchée sur mon bureau, je commence à bien la connaître. C’est reparti pour le remplacement! À la fin de cette semaine, c’est à moi de créer les cours. L’histoire dure jusqu’aux vacances de Noël où on m’annonce que ma collègue a envoyé sa lettre de démission et que si je l’acceptais, ma mission serait de prendre sa place.

Il est à souligner que sur la centaine d’élèves apprenant le français, une bonne vingtaine avait un examen important à passer 5 mois plus tard: le GCSE de français (examen se situant entre le brevet et le Bac français). Je ne me voyais pas les planter là et la période d’incertitude liée au retour ou non de leur prof n’avait que trop duré. Il leur fallait de la stabilité et de l’intensif jusqu’à l’examen.

Conclusion du 1er rebondissement: j’ai accepté de relever le défi mais j’ai dû abandonner mon travail avec mes 5-7 ans car il devenait impossible en termes d’horaires de tout faire.

La bouteille à moitié vide

Après Noël, je me suis donc retrouvée avec un emploi du temps XXL qui n’était pas du tout adapté à ma vie de famille puisqu’il était fait pour une prof qui était célibataire et sans enfant. Je suis passée de 14 périodes de 40 minutes à 26. Et comme il n’a pas été possible de recruter une assistante de français pour me remplacer, j’ai décidé, encore une fois dans l’intérêt des élèves, de faire mes heures d’assistante sur toutes mes pauses déjeuner. Mon vendredi off s’est transformé en journée de travail tout comme toutes mes soirées, mes week-ends et une partie de mes nuits déjà courtes. Quant à mes « vacances », j’en ai consacré la moitié à faire des séances supplémentaires de préparation à l’oral pour les élèves qui le souhaitaient (tout ça complètement gratuitement, of course) et l’autre partie à préparer mes cours car enseigner le français à des Français est différent d’enseigner le français à des Anglais. Je passe sur tout le côté administratif bien plus lourd qu’en France et qu’il a fallu aussi faire.

Bref, pour ne pas laisser tomber plus d’une centaine d’élèves dont j’avais la responsabilité quant à leur apprentissage du français, j’ai fait ce que je m’étais juré de ne jamais faire: mettre mes propres enfants entre parenthèse ainsi que leurs apprentissages en français entièrement préparés et adaptés à cahcun d’eux par mes soins. 😦

Notre petite famille a fait front. Chacun a fait de nombreux efforts. Mon mari a réorganisé son emploi du temps pour travailler depuis la maison un après-midi par semaine et pouvoir ainsi emmener les enfants à leur cours de natation. Ce jour-là, j’en profitais pour faire mes photocopies et préparer les ressources nécessaires jusqu’à 19h30. Ce jour-là, les garçons ne l’aimaient pas car ils me voyaient rarement avant de s’endormir. Mon mari s’est aussi appuyé toutes les tâches ménagères à part la préparation des repas que j’ai tout de même réussie à assurer tout au long de l’année. Il s’est aussi occupé, seul, des enfants le week-end car j’avais beaucoup de mal à trouver plus de 2h de libre.

NB: La prochaine fois que vous voudrez critiquer, à juste titre, un prof qui ne répond pas aux besoins de votre enfant, nommez-le ou faites-en un cas particulier et non une généralité parce qu’il y a de nombreux profs qui, comme moi, mettent à rude épreuve leur propre famille pour que la vôtre, via le bien-être de votre enfant, aille bien…

La bouteille à moitié pleine

Malgré cette frustration et cette culpabilité que je ressentais quant à mon rôle de maman, il y a aussi eu beaucoup de positif dans cette expérience inattendue.

  • les garçons ont réussi à maintenir un très bon niveau académique avec beaucoup moins d’aide de notre part. Ils ont gagné en indépendance dans leur travail.
  • toute l’attention portée à la gestion des émotions que nous faisons depuis des années a montré que les fondations étaient solides et que leur capital de tendresse était suffisamment conséquent pour répondre à leurs besoins.
  • notre famille est restée très unie et chacun a décuplé des trésors de générosité pour aider l’autre.
  • mes élèves ont vite (re)pris confiance et ont, pour beaucoup d’entre eux, fait des progrès impressionnants.
  • j’ai acquis en quelques mois de nombreuses compétences que je n’aurais jamais cru être capable d’acquérir en aussi peu de temps.
  • j’ai aimé enseigner ma langue et transmettre des éléments de ma culture à des élèves qui, maintenant, sont incolables sur la galette de l’Épiphanie, le débat opposant la chocolatine au pain au chocolat, la tradition du poisson d’avril, etc… 😉 🙂
  • mon salaire plus conséquent nous a permis d’envisager la possibilité d’un de nos rêves familiaux.

Quid de la suite?

Ce que j’avais envisagé: continuer ce travail auquel je m’étais attachée; mais en adaptant mon emploi du temps à notre famille; consolider des méthodes de travail mises en place cette année pour aider les élèves ayant des besoins particuliers (haut potentiel, TDAH, dys, etc); me servir de ma base de cours de cette année pour gagner en efficacité l’an prochain et être plus créative, moins dépendante des manuels. Retrouver du temps pour mes garçons, mon mari et moi.

Ce qui en sera: pour des raisons « politiques », je vais reprendre le job qui était le mien en septembre dernier.

Après une période difficile où il a fallu faire le deuil de pas mal de choses, le moment est venu de succomber à ce qui l’a toujours emporté chez moi: la philosophie de la bouteille à moitié pleine déjà évoquée plus haut.

D’un événement a priori désagréable, il convient d’en extraire la raison pour laquelle il survient à ce moment précis. Après deux semaines de « vacances » (l’école est finie mais j’ai repris mon ancien job de femme de ménage pour palier la baisse de salaire conséquente qui va nous tomber sur le coin de la figure à partir de septembre), je n’ai plus cette pression constante sur les épaules; nous avons repris nos rituels de lecture à voix haute, le soir avant le coucher; j’ai recommencé le sport, tout doucement; les garçons ont arrêté de se ronger les ongles et le quotidien est à nouveau tranquille et harmonieux.

Alors oui, mon salaire va être divisé par 2 à la rentrée.

Oui, notre rêve d’une maison plus adaptée à notre famille a failli nous passer sous le nez et tarde à se concrétiser à cause de tous ces rebondissements.

Oui, il va falloir encore trouver une nouvelle organisation.

MAIS…

  1. j’ai la chance d’avoir pu faire mon emploi du temps qui comprendra 3 parties bien distinctes: 3 jours à l’école, 1 jour pour les ménages, 1 jour pour du bénévolat dans une école publique. Tous les mardis et mercredis matins disponibles jusqu’à 10h pour me permettre de ne râter aucune des family assemblies de mes enfants. Jamais de cours après 14h20 ce qui me permettra de pouvoir récupérer mes loulous à l’école chaque jour de la semaine.
  2. j’ai acquis la certitude définitive que rien n’est plus important que cette famille dont je fais partie et que j’aime tant.
  3. cette déception de courte durée est en fait un autre signal, parmi quelques autres, pour me rappeler que ma voie n’est pas forcément là où mes diplomes m’ont conduite et qu’il est temps de sauter le pas…

Alors de cette année, je retire de la joie, de la sueur, le sentiment du devoir accompli, de l’épuisement, de la complicité avec mes élèves, quelques larmes, de la culpabilité envers mes enfants, mais surtout, surtout une immense GRATITUDE pour ce qui m’a été donné de vivre, le bon comme le moins bon car cela m’a fait grandir, m’a aidée à y voir plus clair sur la direction que je souhaite prendre, m’a fait apprécier plus encore ce en quoi je crois profondément depuis bien longtemps: c’est dans les petites choses du quotidien que se construit le grand bonheur intérieur qui nous fait être pleinement. Depuis deux semaines, je pose à nouveau un regard attentif sur chaque parcelle anodine de notre quotidien et depuis deux semaines, l’atmosphère est à nouveau sereine à la Blue house.

Merci à mes enfants et mon mari d’avoir été si « helpful » et aimants tout au long de cette année particulièrement et inhabituellement éprouvante pour nous 4.

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The many worlds of Albie Bright by Christopher Edge

the many worlds of albie bright

Drôle, touchant, captivant et…quantique !

Chaudement recommandé par mon 9 ans qui l’a dévoré en 2 jours et j’avoue m’être laissée embarquer, aussi. 😉

For my English readers, here are some reviews that I found great about this book:

L’histoire (4ème de couverture traduite par ma pomme):

JUSQU’OÙ IRIEZ-VOUS POUR CHANGER LE MONDE ?

Le jour où la maman d’Albie meurt, ce dernier demande tout naturellement où elle est partie. Ses parents en bons scientifiques qu’ils sont ont généralement réponse à tout. Son papa marmonne quelque-chose à propos de physique quantique, d’univers parallèles. Alors, Albie ne fait ni une, ni deux! Il prend un carton, un ordinateur, une banane pourrie et part à la recherche de sa mère dans un formidable voyage dans le temps et l’espace.

Ce qu’il va trouver sera peut-être ou peut-être pas ce qu’il cherche mais une chose est certaine, il va trouver les réponses aux grandes questions qu’il se posait.

UN ROMAN EXTRAORDINAIRE POUR TOUS CEUX QUI SONT RESTÉS CURIEUX.

L’avis de mon 9 ans:

« J’ai beaucoup aimé ! C’est plein d’imagination. La mort de la maman, au début, et les détails sur la physique quantique te font penser que tu vas rentrer dans une aventure passionnante. »

Mon avis

A priori, entre la physique quantique et la mort de la maman dès le début, ça paraît mal parti, cette histoire. 🙂 Et pourtant, il serait dommage de s’arrêter à ces 2 barrières car elles n’en sont pas. Il y a beaucoup d’humour et de sensibilité dans ce récit raconté du point de vue de ce garçon de 11 ans prénommé Albie. Le fracas que provoque la mort de cette maman éminemment douée dans son champ de recherches (trouver les origines du Big Bang via la physique quantique) va bouleverser les trois personnes qui lui étaient le plus liées: son fils (Albie), son mari (Dad) et son père (Grandad Joe). Celle qui était cette colle fédérant ces 3 personnes de manière harmonieuse, pareille à celle qui fait se coller entre eux les atomes et qui crée tout ce que compte l’univers, s’en va et les laisse en désordre, déboussolés et ne sachant plus trop vers quelle direction avancer de nouveau. Le père va se perdre dans son travail et sa série télé de vulgarisation scientifique qui a un succès fou. Le grand-père va essayer de pallier l’absence du père et de la mère, en vain. Et Albie dans tout ça? Eh bien, Albie va chercher sa propre voie en partant à la recherche de sa mère dans des univers parallèles car selon la théorie évoquée par son père, d’autres univers existeraient en même temps que le nôtre, quasiment pareils au nôtre mais avec une légère différence dans chacun d’eux, qui les rend tous à la fois similaires mais uniques. Conclusion: il se pourrait que dans l’un de ces univers, sa maman soit vivante !

Pour ce faire, Albie s’appuie sur la base de données de l’ordinateur maternel, un compteur Geiger, un carton et une banane qui, en pourrissant, produit les radiations nécessaires pour voyager d’un univers à un autre.

Le récit est rythmé par cette quête qui ne manque ni de surprises, ni de rebondissements, ni de situations cocasses, ni d’émotions. On se laisse prendre par la course folle et désespérée d’Albie, par sa façon toute personnelle de faire le deuil de cette maman qui était son roc, son héroïne et son encyclopédie vivante. Ce roman jeunesse mérite de passer dans toutes les mains car il aborde avec légèreté et humour un sujet qui nous a touchés, nous touche ou nous touchera. Il donne aussi une envie irrésistible d’en savoir plus sur ce qui me paraît vraiment mystérieux et fascinant: l’univers de la physique quantique (et c’est une pure littéraire qui n’a jamais rien compris à la physique et aux maths qui écrit ça!!!).

Avis aux maisons d’édition françaises: livre en anglais, paru en janvier 2016, à traduire de toute urgence en français pour qu’il puisse être lu par de nombreux lecteurs francophones.

Note sur l’auteur:

Christopher Edge

Christopher Edge est un écrivain anglais qui a passé toute son enfance à inventer des histoires, à Manchester. Maintenant, il vit dans le Gloucestershire avec sa femme et ses deux enfants. Il passe toujours le plus clair de son temps à inventer des histoires. 🙂

À suivre…

The Jamie drake equation by Christopher Edge

 

 

The secret garden / Le jardin secret de Frances Hodgson Burnett

The secret garden / Le jardin secret

Ce livre est un petit bijou dont je recommande la lecture au printemps car c’est la période idéale pour s’y plonger, allongé(e) dans l’herbe, entouré(e) d’arbres en fleurs, de jonquilles, de crocus, primevères et autres fleurs printannières.

Pour les passionné(e)s de pédagogie « Charlotte Mason », c’est THE living book ! Je vous en donnerai les raisons après le résumé.

L’histoire

Le début se passe en Inde, durant la période de la colonisation anglaise. Mary Lennox, le personnage principal, est une petite fille capricieuse et odieuse, habituée à être servie à la minute où elle le demande. Ce comportement est en grande partie dû au désintérêt total, voire à l’aversion, de sa mère envers elle et à la quasi absence de son père à la santé fragile et aux obligations professionnelles importantes. Mais un jour, tout bascule. Le choléra frappe la ville où elle habite. Son père, sa mère et de nombreux Indiens meurent. Mary, orpheline, est alors envoyée chez son oncle, en Angleterre, dans le Yorkshire.

Changement brutal ! De la chaleur de l’Inde, elle passe au froid humide du Yorkshire. Aux paysages indiens luxuriants succède la lande anglaise immense et morne. À l’agitation et aux mondanités font suite le silence monacal de l’imposant manoir de Misselthwaite et les journées monotones de ses habitants.

Pourtant, c’est dans cet endroit a priori hostile, froid et ennuyeux que Mary va se révéler, se découvrir et exister, enfin.

Ce que nous avons tant aimé

  • l’évolution du personnage principal: Mary

  • l’histoire d’amitié entre les 3 enfants de cette histoire: Mary, Dickon et Colin

  • le mystérieux jardin secret du manoir de Misselthwaite

  • le bain de nature

  • le parler du Yorkshire au XIXe siècle, bien différent de l’anglais du XXIe siècle

Un living book

The secret garden (le jardin secret, en français) correspond parfaitement au living book tel que Charlotte Mason l’a défini.

L’histoire est captivante. On est emporté dans les « enquêtes » de Mary: d’où vient ce cri qu’elle entend à plusieurs reprises dans la nuit ? Qui peut bien crier ainsi ? Où est ce fameux jardin secret dont personne ne semble savoir où se trouve l’entrée ? Pourquoi l’oncle de Mary a fait fermer ce jardin, il y a dix ans ? Où peut bien se trouver la clé qui ouvre la porte du jardin secret ? Pourquoi l’oncle de Mary est-il si taciturne et fuyant ? Pourquoi n’a-t-elle le droit d’aller que dans certaines pièces du manoir ?

L’écriture est riche et stylisée. L’adulte comme l’enfant est emporté, nourri, élevé à la lecture de ce livre. Mon aîné a lu avidement la version abrégée (chez Usborne) et j’ai, quant à moi, dévoré la version intégrale (chez Vintage classics). Cette année, il a fait partie des livres en lecture offerte, en version intégrale.

La nature parcourt tout le livre. Elle est, de par les descriptions de la lande et du jardin secret, un bouquet de beauté qui imprègne le lecteur. Dickon, ce jeune garçon de 12 ans, est un passeur de nature (tout comme le rouge-gorge qui vit dans le jardin secret). Il connaît la lande et la faune qui la peuple comme sa poche. Il est celui qui sait communiquer avec les animaux qui le suivent partout: le rouge-gorge, le renard, le poney sauvage et bien d’autres. À travers lui, tout comme Mary, nous apprenons bien des choses sur les plantes, les saisons, les animaux, le jardinage, le tout de manière naturelle et sensible puisque tout passe par le récit et non un documentaire rempli d’informations bien sèches. Et surtout, il donne une énergie, une impulsion qui pousse le lecteur à vouloir battre la campagne des heures durant, à façonner un jardin, à observer plus attentivement cette nature qui l’entoure et à laquelle il ne porte pas l’attention qu’il devrait.

La nature est aussi investie, ici, d’un pouvoir guérisseur. Elle est celle qui révèle ce qu’il y a de meilleur en Mary et celle qui redonne vigueur et douceur à Colin dont l’entourage l’étouffait à force de le couver et de penser que ses années étaient comptées.

Ce roman est aussi un excellent récit d’initiation qui nourrit l’âme de son lecteur. D’un point de vue masonien, il entre dans cette multitude de lectures inspirantes qui, en plus de tous les autres éléments de cette pédagogie, participe de la construction de la personnalité d’un jeune lecteur. Il sème en lui de nombreuses graines qui feront germer de beaux traits de caractère. Dans cet autre billet, vous trouverez des phrases que nous avons retenues pour notre livre des citations et qui nous inspirent ou nous font débattre jour après jour (elles sont en anglais car on a lu ce livre dans sa version originale).

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The secret garden by Frances H Burnett – Quotes

               Garden border 3 by John Thompson

  • Find something interesting and a child will shine.

Just before the quote below, Colin, Mary’s cousin, was disabused and didn’t show much interest in living. But then, Mary talked about the mysterious secret garden…

What garden door was locked? Who did it? Where was the key burried? he exclaimed, as if he were suddenly very much interested. […] What sort of garden is it? Colin persisted eagerly. (p.157)

  • About Colin’s behaviour:

Mary had not known that she herself had been spoiled, but she could see quite plainly that this mysterious boy had been. He thought that the whole world belonged to him. How peculiar he was and how coolly he spoke of not living. (p.158)

by Emma Rimer

  • Spring by Mary…

It is the sun shining on the rain and the rain falling on the sunshine, and things pushing up and working under the earth. (p.161)

  • Charlotte Mason’s philosphy summed up in Martha and Mary’s dialog:

Mother says that there’s no reason why any child should live that gets no fresh air and doesn’t do nothing but lie on his back and read picture-books and take medicine. He’s weak and hates the trouble of being taken out of doors, and he gets cold so easy it makes him ill.

Mary sat and looked at the fire.

« I wonder », she said slowly, « if it would not do him good to go out into a garden and watch things growing. It did me good. » (p.171)

  • Dickon’s portrait by Mary:

He knows all about eggs and nests […] and he knows where foxes and badgers and otters live. He keeps them secret so that other boys won’t find their holes and frighten them. He knows about everything that grows or lives on the moor. […] He’s always talking about live things. He never talks about dead things or things that are ill. He’s always looking up in the sky to watch birds flying – or looking down at the earth to see something growing. He has such round blue eyes and they are so wide open with looking about. And he laughs such a big laugh with his wide mouth – and his cheeks are red – as red as cherries. (176-178/9)

Garden border 8 by John Thompson

  • When Colin discovered the secret garden for the 1st time…

And over walls and earth and trees and swinging sprays and tendrils the fair green veil of tender little leaves had crept, and in the grass under the trees and the grey urns in the alcoves and here and there everywhere, were touches or splashes of gold and purple and white and the trees were showing pink and snow above his head, and there were flutterings of wings and faint sweet pipes and humming and scents and scents, And the sun fell warm upon his face like a hand with a lovely touch. (p.260)

  • Healing nature…

« You’ll get plenty of fresh air, won’t you? » said Mary.

« I’m going to get nothing else, » he answered. « I’ve seen the spring now and I’m going to see the summer. I’m going to see everything grow here. I’m going to grow here myself. » (p.268)

  • You are the only artisan of your happiness!

Being alive is the Magic – being strong is the Magic. The Magic is in me – the Magic is in me. It is in me – it is in me. It’s in every one of us. (p.296)

  • Self-confidence / commitment / strong drive / determination

I shall come here every day in my chair and I shall be taken back in it. I won’t have people whispering and asking questions and I won’t let my father hear about it until the experiment has quite succeeded. Then some time when he comes back to Misselthwaite I shall just walk into his study and say: « Here I am: I am like any other boy. I am quite well and I shall live to be a man. It has been done by a scientific experiment. » (p.299)

  • importance of thoughts and outlooks we chose to look at the world all around us (p.343/4)

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Les petits remèdes de Croqlife

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Voici les petites recettes aromathérapiques qui fonctionnent très bien dans notre famille. Attention, je ne suis ni médecin, ni spécialiste en aromathérapie (ouch ! Je viens d’éviter certaines fourches caudines. 🙂 ). Je ne prétends pas détenir THE remèdes mais quand je vois le nombre d’enfants de mon entourage sous antibiotiques ou constamment pris du nez ou des bronches, je me dis que, peut-être, ça pourrait servir. Mon cadet n’a jamais eu besoin d’antibiotiques de sa vie (il a 7 ans) et l’aîné, depuis l’ablation des végétations à 3 ans et demi, en est au même point. Alors, option 1: soit c’est parce qu’ils ont un système immunitaire béton. Option 2: soit c’est parce qu’ils passent beaucoup de temps dehors chaque jour quel que soit le temps. Option 3: soit c’est parce qu’ils ont une alimentation équilibrée, le plus possible bio et constituée uniquement de plats cuisinés maison. Option 4: soit c’est parce que les huiles essentielles que j’utilise pour les soigner sont super efficaces. Ou alors, est-ce une combinaison des options 1,2,3 et 4 ? 😉 Quoiqu’il en soit, voici nos secrets pour vaincre rapidement virus hivernaux et autres petits maux désagréables.

1/. Contre les rhumes

Adultes et enfants de plus de 2 ans:

  1. lavage de nez au Sterimar « nez bouché » ou Physiomer « nez bouché »
  2. gouttes aux huilles essentielles (HE):

Dans un flacon avec pipette d’une contenance de 30 ml, verser 20 ml d’huile de support (amande douce, par exemple), puis ajouter:

  • 10 gouttes d’HE d’arbre à thé
  • 10 gouttes d’HE d’eucalyptus
  • 10 gouttes d’HE de pin sylvestre
  • 10 gouttes d’HE de lavande
  • 10 gouttes d’HE de cajeput

2/. Contre les maux de gorge/la toux productive/la fièvre/la grippe

L’huile essentielle de ravintsara ! Cette huile essentielle vantée par deux de mes amies très au point en aromathérapie est devenue notre incontournable.

  1. en massage de la poitrine, du haut du dos et de la plante des pieds. Diluer 30 gouttes de ravintsara dans 30ml d’huile de support puis prélever la dose nécessaire pour le massage. Très efficace contre la fièvre qui monte dans les tours et pour traverser la grippe rapidement et sans être trop secoué.
  2. tisane de citron au gingembre additionnée d’une cuillérée de miel dans laquelle je mélange 2 à 3 gouttes d’HE de ravintsara.

Et voilà ! C’est tout ! Pas de trousse à pharmacie bondée chez Croqlife et ses lutins. 🙂

Aparté: au moment où je rédige cet article, j’ai un bon mal de gorge qui sévit depuis 2 jours, quasiment plus de voix et un rhume qui vient de se rajouter par dessus le tout, aujourd’hui. Les remèdes ci-dessus me permettent de m’occuper de ma maisonnée sans sentir la fatigue bien que la douleur soit présente et pénible. C’est la 3 ème fois que les virus hivernaux me rendent visite cette année et cela coïncide avec la reprise de mon activité professionnelle plus qu’à plein temps. Moralité: peu d’heures de sommeil, pas de déjeuner faute de temps, une bonne dose de stress et le sentiment de ne plus pouvoir passer autant de temps de qualité qu’avant avec mes enfants = un corps en déséquilibre. Les petits remèdes, c’est bien mais à la base, si les besoins essentiels sont respectés, on n’en a quasiment pas besoin ou alors leur efficacité est fulgurante. Vivement la fin de cette période de transition, en ce qui me concerne, et le retour à un équilibre plus sain !

Prenez donc bien soin de vous avant tout !

 

 

 

Save

Happy new year !

 

bonne-annee-2017-2

Croqlife et ses lutins vous souhaitent une belle année 2017 !

Dans notre bouquet de voeux pour cette année, il y a les mots-fleurs suivants:

joienaturecréativité santé liregénérosité (s’)aimerfeu intérieurapprendredécouvrirjouerdanserchanterécrireêtre ensembleprendre le temps

Save