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Comment faire rentrer les cadeaux de Noël dans 2 valises cabine et 2 sacs à dos d’enfants ?

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Quand on vit à l’étranger et qu’on vient passer Noël dans la famille, la question logistique des cadeaux à faire rentrer dans les valises se pose rapidement.

Pour les cadeaux à faire, ce n’est pas un problème: on achète sur place, une fois arrivés, ou on fait livrer sur le lieu des festivités.

En revanche, c’est une autre paire de manches pour les cadeaux qui vont nous être offerts !

Pour prévenir déception et petits drames, nous avons pris les devants en prévenant amis et famille que tout devrait rentrer dans des bagages cabine (on est du genre à voyager léger et le moins de temps on passe à l’aéroport, le mieux on se porte !).

Faire minimaliste tout en faisant briller les yeux des enfants le jour de Noël 

Étant déjà dans une optique essentialiste depuis Noël dernier, les contingences de cette année nous ont amenés à poursuivre dans cette voie et ce n’est que du bonheur !

Nos enfants sont des fondus de sport, de jeux au grand air et de bouquins.

Alors, pour Noël, les garçons ont trouvé sous le sapin:

– 1 tenue de sport chacun

– des livres

– des cartes de foot

– un petit porte-monnaie en liège à accrocher à la ceinture avec des sous à l’intérieur

Opération « Noël minimaliste et heureux » réussie ! Les garçons ont eu ce dont ils rêvaient et ce qu’ils aiment profondément. Toute la matinée, ils ont joué au foot avec leur nouvelle tenue et ce soir, nous rigolerons aux éclats en lisant le dernier Cornebidouille. Les enfants auront hâte que leur papa commence à leur lire le tome 2 de la version illustrée d’Harry Potter, un rituel délicieux qu’ils avaient tellement apprécié avec le tome 1. Thomas explorera sûrement son livre Au fil des émotions tandis que  les Monsieur Madame jouent au football sera lu à deux voix par mes 2 lutins, le soir sous la couette, avant de sombrer, heureux, dans les bras de Morphée. Quant au Magicien d’Oz, il attendra que les enfants aient fini leur lecture d’Harry Potter.

Idées cadeaux pour globe-trotters minimalistes et heureux de l’être 

– des tenues de sport / des vêtements

– des livres / une liseuse / des ebooks

– un abonnement à un magazine

– une sortie (ciné, cirque, spectacle, restaurant…)

 – un bijou ou un accessoire (chapeau, écharpe, gants, broche)

– un soin du corps

Et vous, qu’avez-vous mis sous votre sapin ?

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Le blog « A mighty girl »: une mine de ressources pour les super filles !

En cette journée de la femme,  je souhaitais vous parler d’un blog que j’ai découvert en vivant en Angleterre et dont je voulais vous parler depuis longtemps: A MIGHTY GIRL.

a mighty girl

Mighty signifie « puissant », « super » et le verbe qui revient souvent sur ce site, c’est « empower » (valoriser,  donner à quelqu’un les moyens de faire quelque-chose).

Ici, pas de « contre » ou d’ « anti » masculin. Non, on est dans la logique anglo-saxonne ! On se concentre sur ce qui est positif, sur ce qui va contribuer à construire la personnalité des petites filles et des ados afin qu’elles deviennent des femmes bien dans leurs baskets et non polluées par nombre de clichés, d’idées reçues qui seraient un frein à la réalisation de leurs rêves, de leurs envies et de leur accomplissement tant personnel que professionnel.

C’est donc un véritable plaisir de se plonger dans la lecture de ce site que j’utilise de 3 façons différentes.

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Isabelle Filliozat, « Il me cherche », comprendre ce qui se passe dans son cerveau entre 6 et 11 ans.

il me cherche filliozatVoici un bouquin de parentalité positive facile d’accès, pratique et très honnête, d’un point de vue intellectuel.

J’ai aimé:

  • la présentation claire, ritualisée, par tranche d’âge et l’alternance fille/garçon dans les points de vue.

  • les nombreux outils et pistes de réflexion proposés

  • les cas très concrets.

1. Le sujet: comprendre ce qui se passe dans le cerveau de nos enfants entre 6 et 11 ans,

à la lumière des neurosciences, de la psychologie et dans l’esprit de l’éducation positive.

Vaste programme ! 🙂

Parenthèse (à zapper si vous êtes pressés !): J’admire les parents naturellement bienveillants, empathiques et totalement intuitifs avec leurs enfants. Même si c’est ce vers quoi je tends, je suis encore loin de cet idéal et comme, parfois, l’intuitif ne suffit pas, des livres comme celui-ci m’aident grandement. Et oui ! Aussi incroyable que cela puisse paraître, même si je les ai conçus, portés et mis au monde, il m’arrive de ramer pour arriver à comprendre certaines des réactions de mes enfants. Plutôt que de rester seule dans mon coin avec mes interrogations, je lis et je papote avec d’autres parents câblés éducation positive. Chacun son truc pour trouver une voie sur le chemin de la parentalité. Celle-ci est la mienne et je partagerai avec vous mes coups de coeur. On ne sait jamais: ça peut servir.

Le sommaire plante le décor. Vous y trouverez de nombreux comportements de l’enfant de 6 à 11 ans et toutes les réjouissances qui peuvent aller avec.

Extrait: elle fait sa crise; il est agressif; il se met en rage à la moindre frustration; il est tout le temps collé à moi; ils ne racontent jamais rien; elle veut toujours gagner; elle raconte des histoires à dormir debout; il fait pipi au lit; il veut toujours manger la même chose et ne se montre difficile qu’avec sa mère; elle jette ses affaires n’importe où, etc…

Face à cette avalanche d’énigmes que sont pour nous, certaines réactions de nos enfants, Isabelle Filliozat propose de nous aider mais attention ! Elle se défend d’être un gourou qui détiendrait la science infuse. Non ! Comme toute personne pétrie de bienveillance, elle propose une multitude de pistes et de conseils qui ne sont pas exhaustifs et qui  peuvent nous apporter des (débuts de) solutions. À nous de prendre ce qui convient à chacun de nos enfants.

Parmi les outils, elle rappelle les principes de la théorie de l’attachement, nous donne 10 étapes possibles pour résoudre une situation problématique, apporte un éclairage sur les principaux facteurs de stress qui peuvent conduire à des réactions excessives.

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La panne de voiture, les 2 enfants et le coffre chargé de cadeaux de Noël.

depanneuse-104-bigLa panne de voiture

Avant chaque départ en vacances, mon mari souscrit une assurance en cas d’incident mécanique. À chaque fois, tout se passe bien et l’assurance ne débourse pas un centime. À chaque fois, nous compatissons à la vue d’une famille sur le bord de l’autoroute, capot ouvert et mines déconfites. Ces vacances de Noël auraient très bien pu être un énième « à chaque fois », mais…au bout de bientôt sept années de départ en vacances avec nos enfants, il fallait bien que la tuile mécanique nous tombe sur le coin de la figure !

Elle a bien choisi son contexte pour se manifester, la panne de voiture: vacances de Noël, températures plutôt froides et coffre chargé à bloc de cadeaux. Autant faire les choses en grand plutôt qu’à moitié !

Le petit bruit bizarre qui met la puce à l’oreille et fait monter le sentiment d’inquiétude a commencé vers minuit. Puis à 4h30, après un arrêt à une station essence sur l’autoroute, la voiture n’a pas redémarré. Imposition de câbles sur la batterie. Remise en route. Ouf mais…perte de vitesse soudaine, dix minutes après. Décidément, notre véhicule à quatre roues ne va pas fort. Mon mari alterne warnings et codes pour ne pas trop tirer sur la batterie. On finit par prendre la première sortie et on se gare sur la place d’un petit village où se trouve une boulangerie. Au moins, on aura de quoi faire prendre un bon petit-déjeuner aux enfants ! Il est 5 heures. Les enfants ont dormi…5 heures. Entre l’excitation du départ en vacances et l’arrêt de la voiture qui casse le ronron du moteur, il n’en fallait pas moins pour perturber leur nuit. Après plusieurs coups de fil, il nous a été dit que la dépanneuse arriverait sur les lieux vers 7h30. À ce moment-là, je me suis dit que l’attente allait être longue, très longue…

Quoique…

L’imagination en guise de roue de secours

enfant imaginationNous avons décidé de faire de cet événement fâcheux, une aventure ! Les ingrédients: l’humour de leur papa, mon sac de Mary Poppins et leur imagination débordante. Depuis qu’ils savent tenir un crayon, je ne pars jamais sans ma trousse remplie de feutres, crayons de couleurs, stylos et crayons à papier ainsi qu’un cahier A4 à feuilles détachables. Eux, ne partent jamais sans, au moins, un livre chacun dont un album. Excellent support pour la feuille détachable du cahier A4 ! Ces quelques ressources ont occupé nos 2 garçons pendant presqu’une heure: l’aîné a décidé de continuer ses dessins autour des douze travaux d’Héraclés (vive la lecture ritualisée des mythes grecs !) tandis que le cadet a laissé libre court à son imagination débordante, laissant apparaître, sur ses feuilles, des bonshommes de neige géants, une fusée, du feu et un bateau de pirates. La lumière ne fonctionnant plus, dans la voiture, c’est à la lueur de la torche coincée dans l’appuie-tête qu’ils ont dessiné.

Après les dessins, ils ont proposé qu’on joue aux devinettes. Excellente idée qui nous a occupés une bonne demi-heure. Pour ceux qui ne connaissent pas, voici un exemple: Je suis un animal qui vit dans la savane. J’appartiens à la famille des félins et j’ai une crinière. Je suis…un lion ! Bon, vous pouvez aussi faire plus compliqué et ne pas vous limiter aux animaux. À vous d’improviser ! Dans notre sac à trouvailles, il y a eu le guépard, la chèvre des montagnes rocheuses (influence du voyage virtuel aux États-Unis oblige ! Ici, ici, ici, ici, ici et ici.), la pygargue à tête blanche (influence du donjon des aigles de Beaucens), le desman (influence du Parc animalier des Pyrénées et d’un petit livre très sympa: Pschiiit, le desman), le T-Rex, le ptérodactyl, etc…Je vous conseille l’excellent article du blog « À la douce » dans lequel vous trouverez des « histoires d’animaux » à télécharger. Excellent support pour élaborer vos devinettes.

Avec tout ça, il était 6h30 et pas une minute d’ennui. L’aîné a lu « Frozen » au plus jeune qui a poursuivi l’exploration autonome de cet album reçu la veille pour fêter les vacances. Le plus grand s’est replongé dans le tome 1 d’Harry Potter. Il était temps d’aller se dégourdir un peu les jambes sur la place bordée d’un petit parc de jeu. À 7h30, la dépanneuse arrivait. À 8h30, le carrossier nous annonçait qu’il faudrait attendre le diagnostic du mécanicien, le lendemain. À 8h40, on téléphonait à un membre de notre famille qui, un dimanche matin, n’a pas hésité à sauter dans sa voiture pour faire 200 km pour venir nous récupérer.

L’habitude du grand air

IMG_2728Que faire de 8h40 à 11h ? Aller chercher des viennoiseries avec papa, au pas de course, pour se réchauffer et faire fonctionner les jambes remplies d’énergie de ces petits garçons de 5 et 6 ans ! Le garage se situant à 1 km de la boulangerie, ce fut une petite sortie très appréciée. Je réalisai, plus encore, à quel point l’habitude de passer du temps dehors à jouer, faire du sport, observer la nature était un réel atout, non seulement pour le développement intellectuel, émotionnel et physique de nos enfants au quotidien, mais aussi en cas d’imprévu comme celui de cette panne. À aucun moment, ils n’ont ressenti le froid. Avec grand enthousiasme, ils se sont précipités vers leur papa pour aller à la boulangerie, même si ce n’était pas tout près.

 Le mythe du Père-Noël

indexAu moment de décharger le contenu de notre coffre dans celui du parrain de mon mari, nous n’avons pas eu à suer à grosses gouttes ou à inventer des histoires à dormir debout pour justifier la présence d’un nombre assez conséquent de cadeaux, auprès de nos enfants. Nous avions fait le choix, il y a plusieurs années, de ne pas entretenir le mythe du Père-Noël, n’étant pas en harmonie avec le fait de raconter ce qui est, pour nous, un gros mensonge. Sans leur dire ouvertement que le Père-Noël était une légende, nous n’avons pas pris de précautions particulières lorsqu’il s’agissait d’emballer les cadeaux des cousins, copains et grands-parents. Malgré cela, ils ont tous les deux choisi de croire au Père-Noël parce que « c’est magique ». Nous lisons donc des histoires sur le Père-Noël, ses rennes et ses elfes mais en sachant, au fond, que ce sont des histoires, au même titre que les contes et les fables. Tout le monde y trouve son compte et on évite un drame certain, en cas de pépin mécanique. Car même empreints de flegme et de recul, dans ces moments-là, les adultes se passent volontiers d’une épreuve supplémentaire à gérer. Et quelle épreuve, cette illusion qui se brise !

Au lieu de cela, nous avions deux lutins, très contents de nous aider à transporter les cadeaux de Noël d’une voiture à l’autre.

En résumé…

Vive les enfants élevés au grand air, dans les bouquins et les jeux (plus divers les uns que les autres) !

Vive les enfants ayant participé à un programme de « Forest School » dès 3 ans !

Vive les enfants qui ne regardent pas les programmes télé et dont les supports multi-média (DVD, ordinateur, iPad) sont choisis et utilisés de manière raisonnée !

En faisant le choix d’une éducation un peu (beaucoup?) à contre-courant et pour le respect de nos enfants, nous forgeons leur capacité d’adaptation à bon nombre de situations imprévues et potentiellement déstabilisantes. C’est un travail exigeant de chaque instant qui requiert patience, endurance et énergie. Mais dans des moments comme celui de ce début de vacances, je ne regrette pas d’avoir choisi la voie la moins aisée pour nous-mêmes. Être les parents des enfants de demain n’est ni simple, ni reposant mais c’est d’une richesse incroyable. Et le sentiment de leur apporter les matériaux nécessaires à chaque étape de leur évolution vaut bien les moments de découragement et de fatigue !

 

Traduction de l’article « 20 ways to get closer to your child today »

Être plus proche de son enfant aujourd’hui: 20 façons d’y parvenir.

Je regarde leurs douces frimousses toute ébouriffées dans leur sommeil et, soudain, une vague de tristesse s’empare de moi. Me suis-je remplie de leurs sourires et de leurs rires? Les ai-je câlinés ou ai-je plutôt passé mon temps à vérifier que j’avais bien accompli toutes les tâches figurant sur mon pense-bête? Ils grandissent si vite ! Un matin, je risque de me réveiller et l’une de mes filles sera sur le point de se marier. Alors je m’interroge: Ai-je suffisamment joué avec eux? Ai-je vraiment saisi l’opportunité de faire partie de leur vie? – Janet Fackrell.

(suite…)

Renforçons le lien avec nos enfants!

Lorsque j’ai lu cet article, (traduit, ici),  je me suis posé la question suivante: est-ce que j’arrive aux cinq « positive interactions » pour les cinq négatives que je ne manque pas d’envoyer à mes enfants chaque jour (comportement à l’école, chambre non rangée, ne mange pas proprement, etc…). Objectivement, oui, j’y arrive et pourtant, en faisant le point, je me suis dit qu’il était urgent de lire et relire cet article régulièrement pour éradiquer peu à peu tout le « négatif » qui n’apporte rien à personne. Comment? Simplement en commençant par entourer les petites choses du quotidien qui sont listées de 1 à 20 dans l’article. Pour ma part, je me suis rendu compte que les points 2, 4, 6 et 7 ne faisaient pas partie de notre routine quotidienne. Dès le lendemain, je me suis promis de mettre en place ces 4 attentions. Quelle ne fut pas ma surprise en voyant, dans les yeux de mon aîné, de la joie mais aussi un relâchement salvateur lorsque je lui ai souhaité une belle journée remplie de bonheur au lieu de lui intimer l’ordre de bien se comporter à l’école ! Les petits mots doux et réconfortants dans la « lunch-box » sont également devenus un rituel auquel mon aîné tient absolument.

Petit mot dans lunch box pour Thomas IMG_8778

Et puis, un matin, en rentrant de l’école, j’ai trouvé ce petit mot sur la table, déposé par Thomas (6 ans) avant de partir pour sa journée d’écolier…

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Aimer ses enfants et cultiver sans-cesse ce lien entre eux et nous de manière inconditionnelle, voilà bien le plus important dans le vaste champ que recouvre le mot éducation.

Cuisine créative pour petits gastronomes

 

Voici quelques exemples de petits plats présentés à mes petits gourmets qui avaient entre 2 ans et demi et 6 ans lorsqu’ils les ont goûtés et adoptés ! Pour reprendre une citation de Marie Leteuré dans son livre Mes petits plats pour bébé,

« Non, les enfants n’aiment pas que les hamburgers et les frites ! Ils aiment aussi les bonnes choses, et surtout les petits plats mijotés avec tendresse et bon sens. [Mais si] enfants et parents sont d’accord sur le fond, ils ne le sont pas [forcément] sur la forme ! « 

Très tôt, j’ai eu envie de rendre l’heure des repas de mes enfants ludique, colorée et joyeuse. L’important étant d’aiguiser leur curiosité pour ce qu’il y avait dans leur assiette et leur donner ainsi envie de goûter à tout sans a priori.