Charlotte Mason

The secret garden / Le jardin secret de Frances Hodgson Burnett

The secret garden / Le jardin secret

Ce livre est un petit bijou dont je recommande la lecture au printemps car c’est la période idéale pour s’y plonger, allongé(e) dans l’herbe, entouré(e) d’arbres en fleurs, de jonquilles, de crocus, primevères et autres fleurs printannières.

Pour les passionné(e)s de pédagogie « Charlotte Mason », c’est THE living book ! Je vous en donnerai les raisons après le résumé.

L’histoire

Le début se passe en Inde, durant la période de la colonisation anglaise. Mary Lennox, le personnage principal, est une petite fille capricieuse et odieuse, habituée à être servie à la minute où elle le demande. Ce comportement est en grande partie dû au désintérêt total, voire à l’aversion, de sa mère envers elle et à la quasi absence de son père à la santé fragile et aux obligations professionnelles importantes. Mais un jour, tout bascule. Le choléra frappe la ville où elle habite. Son père, sa mère et de nombreux Indiens meurent. Mary, orpheline, est alors envoyée chez son oncle, en Angleterre, dans le Yorkshire.

Changement brutal ! De la chaleur de l’Inde, elle passe au froid humide du Yorkshire. Aux paysages indiens luxuriants succède la lande anglaise immense et morne. À l’agitation et aux mondanités font suite le silence monacal de l’imposant manoir de Misselthwaite et les journées monotones de ses habitants.

Pourtant, c’est dans cet endroit a priori hostile, froid et ennuyeux que Mary va se révéler, se découvrir et exister, enfin.

Ce que nous avons tant aimé

  • l’évolution du personnage principal: Mary

  • l’histoire d’amitié entre les 3 enfants de cette histoire: Mary, Dickon et Colin

  • le mystérieux jardin secret du manoir de Misselthwaite

  • le bain de nature

  • le parler du Yorkshire au XIXe siècle, bien différent de l’anglais du XXIe siècle

Un living book

The secret garden (le jardin secret, en français) correspond parfaitement au living book tel que Charlotte Mason l’a défini.

L’histoire est captivante. On est emporté dans les « enquêtes » de Mary: d’où vient ce cri qu’elle entend à plusieurs reprises dans la nuit ? Qui peut bien crier ainsi ? Où est ce fameux jardin secret dont personne ne semble savoir où se trouve l’entrée ? Pourquoi l’oncle de Mary a fait fermer ce jardin, il y a dix ans ? Où peut bien se trouver la clé qui ouvre la porte du jardin secret ? Pourquoi l’oncle de Mary est-il si taciturne et fuyant ? Pourquoi n’a-t-elle le droit d’aller que dans certaines pièces du manoir ?

L’écriture est riche et stylisée. L’adulte comme l’enfant est emporté, nourri, élevé à la lecture de ce livre. Mon aîné a lu avidement la version abrégée (chez Usborne) et j’ai, quant à moi, dévoré la version intégrale (chez Vintage classics). Cette année, il a fait partie des livres en lecture offerte, en version intégrale.

La nature parcourt tout le livre. Elle est, de par les descriptions de la lande et du jardin secret, un bouquet de beauté qui imprègne le lecteur. Dickon, ce jeune garçon de 12 ans, est un passeur de nature (tout comme le rouge-gorge qui vit dans le jardin secret). Il connaît la lande et la faune qui la peuple comme sa poche. Il est celui qui sait communiquer avec les animaux qui le suivent partout: le rouge-gorge, le renard, le poney sauvage et bien d’autres. À travers lui, tout comme Mary, nous apprenons bien des choses sur les plantes, les saisons, les animaux, le jardinage, le tout de manière naturelle et sensible puisque tout passe par le récit et non un documentaire rempli d’informations bien sèches. Et surtout, il donne une énergie, une impulsion qui pousse le lecteur à vouloir battre la campagne des heures durant, à façonner un jardin, à observer plus attentivement cette nature qui l’entoure et à laquelle il ne porte pas l’attention qu’il devrait.

La nature est aussi investie, ici, d’un pouvoir guérisseur. Elle est celle qui révèle ce qu’il y a de meilleur en Mary et celle qui redonne vigueur et douceur à Colin dont l’entourage l’étouffait à force de le couver et de penser que ses années étaient comptées.

Ce roman est aussi un excellent récit d’initiation qui nourrit l’âme de son lecteur. D’un point de vue masonien, il entre dans cette multitude de lectures inspirantes qui, en plus de tous les autres éléments de cette pédagogie, participe de la construction de la personnalité d’un jeune lecteur. Il sème en lui de nombreuses graines qui feront germer de beaux traits de caractère. Dans cet autre billet, vous trouverez des phrases que nous avons retenues pour notre livre des citations et qui nous inspirent ou nous font débattre jour après jour (elles sont en anglais car on a lu ce livre dans sa version originale).

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Les livres d’Elsa Beskow – une échappée belle dans la féérie de la nature

Ce printemps, nous avions envie d’histoires mêlant douceur, nature, féérie, fraîcheur et beauté.

 Couverture blog

Nous avons trouvé cette alchimie dans les 3 livres d’Elsa Beskow:

Peter in Blueberry land, The sun egg, Children of the forest

Leur format en fait d’excellentes lectures du soir (pour commencer à rêver avant même de s’endormir) ou du matin (pour s’élancer vers une nouvelle journée, le coeur et l’âme remplis d’une belle énergie). Même s’ils sont plutôt à classer dans la catégorie des livres pour les « tout petits », les plus grands aimeront à se plonger dans cet univers. C’est tout le charme des living-books.

NB: Les lire en anglais peut ajouter un intérêt « challenging » pour les enfants lecteurs francophones.

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Apprendre l’anglais avec la méthode François Gouin et Charlotte Mason

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Cette méthode faite pour des élèves anglais désirant apprendre le français est parfaitement utilisable en sens inverse.

En effet, les séries conçues par François Gouin sont proposées en anglais et en français. Donc, si l’élève est français, il commence par la série en français pour aller progressivement vers la série en anglais. L’élève anglais, lui, fera le chemin inverse.

speaking French with Miss Mason and François

Pour avoir un peu plus d’informations sur François Gouin, Charlotte Mason et cette méthode, je vous propose cet article  du blog Une année avec Charlotte.

Apprendre une langue pour se relier aux autres

Ce que j’aime dans cette méthode que j’ai découverte il y a peu et que je commence juste à mettre en place, c’est le fait de pouvoir converser dans une langue étrangère assez rapidement. En effet, Charlotte Mason, pédagogue anglaise contemporaine de Maria Montessori, considérait que la langue était bien plus qu’un outil nous permettant d’aller acheter un ticket de bus ou une baguette de pain. L’intérêt premier est de se relier à d’autres familles ne parlant pas la même langue et créer ainsi des liens entre les êtres. Dans un esprit très victorien aussi, elle considérait que chaque individu est l’ambassadeur de son pays lorsqu’il converse avec des personnes originaires d’autres pays. Il se doit donc de véhiculer des idées, une culture, une capacité de raisonnement qui transmettront une image positive de son pays et le représenteront avec fierté et honneur.

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Ressources pour apprendre l’anglais

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Maman française de 2 garçons immergés dans la langue et la culture anglaise, dès 8 mois, pour l’aîné, dès 11 mois, pour le cadet, je partage avec vous les ressources qu’ils ont aimées et qui les ont aidés à progresser en anglais.

Mais le gros de leur apprentissage oral s’est fait dans l’immense jardin-potager-verger de la crèche Reggio-Emilia (100% anglaise) où ils ont  passé des heures à courir, jardiner et inventer des jeux avec leurs copains, puis dans une pre-school Montessori.

Ils ont maintenant 8 et 6 ans et papotent dans les 2 langues aisément, même si des mélanges surprenants se produisent encore (* « Regarde à l’oiseau ! » qui est calqué sur la syntaxe angaise « Look at the bird. »,  ou encore * »la bleue voiture » qui rappelle « the blue car »).

Avertissement 1: la culture anglaise a élargi considérablement mes conceptions et mes pratiques en matière d’apprentissages. Partisane du beau et du travail tiré au cordeau, j’ai un peu (beaucoup!) dégringolé de l’armoire lorsque des livres de 1ères lectures « Spiderman » et « Star Wars » étaient disposés sur le sol de la classe pour la séance hebdomadaire de lecture parents/enfants organisée par l’école que fréquentent mes enfants. Après un « beurk » irrépressible et naturel, j’ai vite ravalé mes préjugés et me suis interrogée sur les fondements de mes exigences. Et là, c’est vis à vis de ma réaction 1ère que j’ai ressenti une gêne. Les belles images, les textes intelligents, riches en vocabulaire et en valeurs morales, c’est bien et c’est ce vers quoi il faut tendre MAIS pour ceux qui n’y sont pas sensibles ou qui le seront mais contraints et forcés, ils ne sont pas le vecteur adéquat pour leur faire aimer la lecture et qui plus est dans une langue étrangère. Mon credo est donc: tous les chemins menant à Rome, toutes les ressources sont bonnes pour mener à l’anglais !

Avertissement 2: Une langue vivante étant avant tout une langue parlée, le premier sens à mobiliser doit être l’ouïe et l’enfant doit être placé dans une situation active qui l’amène à parler. Le meilleur moyen pour apprendre bien et vite, vous l’aurez donc compris, c’est que l’enfant soit au contact d’autres enfants et adultes parlant la langue à apprendre.

L’immersion complète

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Solution 1: vivre dans un pays étranger pour apprendre la langue en question, c’est le plus efficace. Oui, mais bon, si on doit déménager dans chaque pays dont on veut apprendre la langue, ça peut vite devenir compliqué !

Solution 2: l’école bilingue qui propose des apprentissages en français tous les matins et des apprentissages en anglais tous les après-midi, ou un autre système d’alternance: 1 journée avec des profs francophones, la journée suivante avec des profs anglophones.

Solution 3: la jeune-fille (ou le jeune-homme) au pair anglophone qui JOUE avec les enfants dans sa langue, chaque jour, une ou deux heures. C’est fou ce que les enfants apprennent vite par le jeu ! Nul besoin de passer par des cours formels et du rabachage. Les automatismes et expressions s’installent naturellement et durablement.

Solution 4: faire copain-copine avec des voisins anglophones qui ont des enfants du même âge que les vôtres. Encore une fois, l’envie de communiquer étant la plus forte, les enfants savent trouver des ressources fantastiques pour communiquer et acquérir le vocabulaire dont ils ont besoin pour se faire comprendre. Le risque, c’est que le copain ou la copine anglophone s’adapte et parle en français en entendant votre enfant lui parler. C’est ce qui se passe avec mes enfants ! Lorsqu’ils sont avec des copains anglais, ils parlent en anglais; lorsqu’ils sont avec des copains français, ils parlent en français. Et lorsque je leur demande de parler français avec deux de mes élèves anglais au détour d’un jeu, ils ont du mal à rester sur le français si mes petits élèves répondent en anglais.

Si aucune de ces solutions n’est possible, pas de panique ! Il existe plein de supports très efficaces. Et puis, on est bien d’accord, le but n’est pas de devenir bilingue (ce sera le sujet d’un prochain article…il y a une sacrée différence entre maîtriser une langue et être bilingue !) mais de devenir à l’aise en anglais et d’avoir ainsi accès à une autre culture. Car il est bien là l’intérêt de découvrir une langue étrangère, à mon sens: créer des liens avec l’autre, s’immerger dans un quotidien différent du sien, lire des livres en anglais et goûter ainsi des subtilités, une atmosphère que la traduction ne peut reproduire, aussi bonne soit-elle, manger différemment, etc…

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L’escargot et Thomas

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La rencontre entre ce gastéropode et mon Thomas a eu lieu au printemps 2009, dans notre jardin, et depuis ce jour-là, son intérêt pour les escargots ne faiblit pas.

Alors que certains s’en vont acquérir vivarium et autres kits d’observation estampillés « j’aime la nature », mon aîné observe, soulève, pose sur ses mains, ses bras, ces mollusques trouvés autour de la maison, ni plus, ni moins.

L’essentiel de cette passion se passe donc dehors et dépend entièrement des conditions météo et du bon vouloir de ces petites bêtes. Hors de question de les parquer et de les forcer à rester dans un endroit qui n’est pas leur environnement naturel.

En revanche, aménager, dans le jardin (ancienne maison), puis dans la cour (maison actuelle) un coin avec de la salade, des épluchures de carottes, des pots renversés et des jardinières pour créer des zones d’ombre où s’abriter du soleil, voilà qui permet à chacun, Thomas comme l’escargot, d’y trouver son compte. Et moi aussi ! Depuis qu’ils ont de la nourriture en abondance, mes lys poussent à vue d’œil et je vais enfin pouvoir profiter des fleurs sans que tout soit grignoté par ces visiteurs à coquille.

Une petite entorse toutefois à cette liberté de l’animal: il y a quelques semaines, Thomas a souhaité garder son escargot avec lui, dans sa chambre. Après tout, pourquoi pas ? L’histoire a duré deux jours. Je vous laisse découvrir le logement de Monsieur Escargot durant son séjour au 1er étage de la maison bleue.

 

 

Il était sorti sur le bord de la fenêtre matin, après-midi et soir. Un vrai escargot domestique ! Puis, Thomas s’est dit que ce n’était pas une vie pour un escargot et qu’il devait rejoindre ses compagnons. Retour dans la cour !

Plus Thomas a grandi, plus les questions ont afflué. N’étant pas très instruite sur le sujet, 2 documentaires ont fait leur apparition dans notre bibliothèque:

L’escargot dans la collection Premières découvertes, chez Gallimard

L’escargot, paisible dormeur de Paul Starosta, chez Milan.

La présentation claire et les jolies illustrations du premier ont très bien rempli leur rôle pour acquérir  les connaissances de base. Le second, plus approfondi, est un excellent complément. Le plus: son ton humoristique et le fait qu’un escargot-mascotte accompagne, page après page, la lecture de l’enfant; créant ainsi une complicité qui évite le côté « sec » du livre documentaire.

Voici la liste (évolutive) de nos ressources et activités autour de cette bestiole:

– le lapbook (ou livre personnalisé) sur l’escargot.

– nos livres documentaires : L’escargot (Gallimard, 1ères découvertes); L’escargot, paisible dormeur (Milan jeunesse).

 

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– notre livre d’illustrations : L’imagier des saisons (Éditions des grandes personnes) – de superbes illustrations dont une d’un très bel escargot.

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– nos livres de fiction : Le merveilleux voyage du petit escargot de Julia Donaldson et Alex Scheffler (une auteure et un illustrateur dont nous avons tous les livres en anglais !); Le voyage de l’escargot de Ruth Brown (un livre aux illustrations soignées et regorgeant de détails que l’œil de l’enfant sait capter; un texte simple mais au vocabulaire riche); toute la série des Raymond d’Anne Crausaz, aux éditions MéMo (voir ce lien, aussi); et pour les plus grands, un bel éloge de la lenteur dans le livre de Luis Sepuvelda, Histoire d’un escargot qui découvrit l’importance de la lenteur.

– si vous en voulez encore, allez piocher dans l’excellente et exhaustive bibliographie de Materalbum (un site incontournable !), sur le sujet, ici.

– notre poésie : le très joli poème de Prévert, Chanson des escargots qui s’en vont à un enterrement… . Les belles illustrations sont une invitation à la créativité. Un vrai petit livre 2 en 1 !

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– notre comptine : Petit escargot dans le volume 1 des Clipounets.

– notre œuvre d’art : L’escargot de Matisse, vu à l’exposition The Cut-Outs à la Tate (Londres), en août 2014.

The Snail 1953 Henri Matisse 1869-1954 Purchased with assistance from the Friends of the Tate Gallery 1962 http://www.tate.org.uk/art/work/T00540– nos ressources Montessori : le puzzle et les très bons supports de Boutique documents Montessori.

– un jeu de plateau, ici.

nos ressources internet:

C’est pas sorcier sur l’escargot.

→ Une fiche documentaire utilisant un vocabulaire juste.

→ Le travail poétique et fascinant du photographe Vyacheslav Mischenko.

→ Ce tableau Pinterest.

→ Les jeux de logique Snail Bob.

→ Le fichier très joli et bien documenté d’Esther sur les gastéropodes, ici.

→ Le lapbook sur l’escargot du blog Participassions.

Toutes ces ressources ne représentent que 10% du temps que Thomas consacre à cet intérêt. Il est donc pleinement dans ce que la pédagogie Charlotte Mason préconise, à savoir: l’observation directe de la nature.

Si vous ne connaissez pas cette pédagogie passionnante, voici quelques blogs francophones qui vous donneront une idée: Une année avec Charlotte, les 2 blogs d’Émilie que sont Poule ou coq? et Living books français (un site qui vise à répertorier les « livres vivants » disponibles en langue française),  Petitshomeschoolers.

Si vous aimez la nature et souhaitez trouver des projets enrichissants, je ne peux que vous inciter à découvrir le si joli blog des Ateliers de Céleste (un vrai coup de cœur pour nous !).

Ma copinaute Ninon du blog Poison Darling a écrit un article sur l’escargot que j’aime vraiment beaucoup. Et les couleurs chatoyantes, acidulées et revigorantes de cet article sont à l’image de son blog: vives, pétillantes et enjouées !

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De l’importance d’observer la nature pour nourrir l’esprit des enfants.

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Le mois dernier, le titre d’un article en anglais m’a interpellée : « Children don’t do Autumn, they do kicking leaves… » Ce qui pourrait être traduit par : Les enfants apprennent plus sur l’automne en tapant dans les feuilles qu’en travaillant autour d’un « projet sur l’automne ».

Même si je ne suis que partiellement d’accord avec l’article, ce titre a continué de m’accompagner, tout au long de cette saison, fort propice aux activités manuelles et créatives.

L’observation pertinente de David.

Une réflexion de mon mari est allée dans le même sens que l’esprit de cet article. En découvrant un coin « automne » dans notre salle d’apprentissages, qui commence à être de plus en plus réduite par les livres et autre matériel, il m’a dit: « Mais en quoi est-ce nécessaire ? L’automne, c’est dehors que ça se passe. C’est dehors que Thomas et Théodore vont observer et comprendre les caractéristiques de cette saison. » Hum…Ce n’est pas faux. C’est même une évidence. La table des saisons et les activités créatives restent d’excellentes idées mais j’ai réalisé qu’elles occupaient plus de la moitié de notre temps d’étude et de jeux. Mon côté « rat de bibliothèque et cocooning » l’emportait trop sur les réels besoins de mes 2 garçons.

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Herbier des feuilles et cahier de nature.

     L’année dernière, je suis littéralement tombée sous le charme du magnifique Herbier des feuilles de Nicole Bustarret et Laurence Bar, chez Milan.

Tout était réuni pour donner envie à mes deux garçons de parcourir forêts, prairies, parcs et jardins en compagnie de ce bel ouvrage: visuel superbe, texture très agréable, explications simples et riches à la fois. Oui, mais voilà, mes enfants sauvages préférèrent continuer à grimper aux arbres, jouer à cache-cache et recueillir les bourdons en détresse plutôt que ramasser des feuilles. J’ai donc laissé le temps faire son ouvrage et je leur ai à nouveau proposé cet herbier, au début de l’automne. Cette fois-ci, l’enthousiasme était au rendez-vous et l’herbier se remplit à vue d’œil.

Un autre support vient juste de faire son apparition dans notre quotidien: le cahier de nature.

C’est grâce au précieux travail de traduction des livres de Charlotte Mason par Petits Homeschoolers que j’ai découvert cette belle idée. L’enfant a un cahier dans lequel il consigne ses observations quotidiennes de la nature. Cela peut être une plume d’oiseau ou une feuille ou bien encore une fleur, mais aussi le dessin d’un oiseau, d’un insecte ou d’un fruit. Ce que j’aime dans ce cahier, c’est qu’il stimule la capacité d’observation de l’enfant, son goût pour l’esthétique, sa créativité et le plaisir de passer de longs moments au contact de la nature. Ce qui me pose problème (sourire!), c’est qu’il me confronte à ma profonde ignorance de la nature qui m’entoure. Sortie des classiques: tilleul, marronnier, châtaigniers, pommiers, houx, lierre, olivier, rhododendron, hortensia, laurier, etc…je sèche lamentablement devant une multitude de végétaux et d’oiseaux. La dernière en date étant la feuille que mon aîné a choisi de coller en premier sur son tout nouveau cahier de nature. Si vous avez la réponse à cette énigme, je vous en serais très reconnaissante ! Vivement le « shazam » de la nature ! 😉

 

 

En attendant cette invention géniale, je me suis précipitée dans ma bibliothèque préférée pour y emprunter de quoi pallier mes lacunes. Le chemin de l’apprentissage va être long mais passionnant. Lors de nos prochains passages dans les Pyrénées, des stages intensifs sur la faune et la flore avec le moniteur de ski (et fin érudit de la nature) des enfants s’imposeront. On apprend toujours mieux au contact de passionnés d’un sujet, surtout lorsqu’il s’agit de distinguer des éléments aussi ténus que les feuilles des arbres ! Ainsi, le cahier de nature des enfants sera beau et…juste. Ce qui est la condition sine qua non d’un apprentissage de qualité.

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