Anglais

The many worlds of Albie Bright by Christopher Edge

the many worlds of albie bright

Drôle, touchant, captivant et…quantique !

Chaudement recommandé par mon 9 ans qui l’a dévoré en 2 jours et j’avoue m’être laissée embarquer, aussi. 😉

For my English readers, here are some reviews that I found great about this book:

L’histoire (4ème de couverture traduite par ma pomme):

JUSQU’OÙ IRIEZ-VOUS POUR CHANGER LE MONDE ?

Le jour où la maman d’Albie meurt, ce dernier demande tout naturellement où elle est partie. Ses parents en bons scientifiques qu’ils sont ont généralement réponse à tout. Son papa marmonne quelque-chose à propos de physique quantique, d’univers parallèles. Alors, Albie ne fait ni une, ni deux! Il prend un carton, un ordinateur, une banane pourrie et part à la recherche de sa mère dans un formidable voyage dans le temps et l’espace.

Ce qu’il va trouver sera peut-être ou peut-être pas ce qu’il cherche mais une chose est certaine, il va trouver les réponses aux grandes questions qu’il se posait.

UN ROMAN EXTRAORDINAIRE POUR TOUS CEUX QUI SONT RESTÉS CURIEUX.

L’avis de mon 9 ans:

« J’ai beaucoup aimé ! C’est plein d’imagination. La mort de la maman, au début, et les détails sur la physique quantique te font penser que tu vas rentrer dans une aventure passionnante. »

Mon avis

A priori, entre la physique quantique et la mort de la maman dès le début, ça paraît mal parti, cette histoire. 🙂 Et pourtant, il serait dommage de s’arrêter à ces 2 barrières car elles n’en sont pas. Il y a beaucoup d’humour et de sensibilité dans ce récit raconté du point de vue de ce garçon de 11 ans prénommé Albie. Le fracas que provoque la mort de cette maman éminemment douée dans son champ de recherches (trouver les origines du Big Bang via la physique quantique) va bouleverser les trois personnes qui lui étaient le plus liées: son fils (Albie), son mari (Dad) et son père (Grandad Joe). Celle qui était cette colle fédérant ces 3 personnes de manière harmonieuse, pareille à celle qui fait se coller entre eux les atomes et qui crée tout ce que compte l’univers, s’en va et les laisse en désordre, déboussolés et ne sachant plus trop vers quelle direction avancer de nouveau. Le père va se perdre dans son travail et sa série télé de vulgarisation scientifique qui a un succès fou. Le grand-père va essayer de pallier l’absence du père et de la mère, en vain. Et Albie dans tout ça? Eh bien, Albie va chercher sa propre voie en partant à la recherche de sa mère dans des univers parallèles car selon la théorie évoquée par son père, d’autres univers existeraient en même temps que le nôtre, quasiment pareils au nôtre mais avec une légère différence dans chacun d’eux, qui les rend tous à la fois similaires mais uniques. Conclusion: il se pourrait que dans l’un de ces univers, sa maman soit vivante !

Pour ce faire, Albie s’appuie sur la base de données de l’ordinateur maternel, un compteur Geiger, un carton et une banane qui, en pourrissant, produit les radiations nécessaires pour voyager d’un univers à un autre.

Le récit est rythmé par cette quête qui ne manque ni de surprises, ni de rebondissements, ni de situations cocasses, ni d’émotions. On se laisse prendre par la course folle et désespérée d’Albie, par sa façon toute personnelle de faire le deuil de cette maman qui était son roc, son héroïne et son encyclopédie vivante. Ce roman jeunesse mérite de passer dans toutes les mains car il aborde avec légèreté et humour un sujet qui nous a touchés, nous touche ou nous touchera. Il donne aussi une envie irrésistible d’en savoir plus sur ce qui me paraît vraiment mystérieux et fascinant: l’univers de la physique quantique (et c’est une pure littéraire qui n’a jamais rien compris à la physique et aux maths qui écrit ça!!!).

Avis aux maisons d’édition françaises: livre en anglais, paru en janvier 2016, à traduire de toute urgence en français pour qu’il puisse être lu par de nombreux lecteurs francophones.

Note sur l’auteur:

Christopher Edge

Christopher Edge est un écrivain anglais qui a passé toute son enfance à inventer des histoires, à Manchester. Maintenant, il vit dans le Gloucestershire avec sa femme et ses deux enfants. Il passe toujours le plus clair de son temps à inventer des histoires. 🙂

À suivre…

The Jamie drake equation by Christopher Edge

 

 

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« First concept » chez QED publishing: 4 beaux livres en anglais pour les petits.

Belle découverte, cette semaine, à la bibliothèque: Animal colours et Animal ABC aux éditions QED. Une ambiance vintage, cabinet de curiosités et Charlotte Mason pour ces imagiers en anglais à destination des petits.

Du beau à chaque page, à commencer par la couverture et son cadre qui rappellent les livres d’antan dorés à l’or fin. Les lettres majuscules sont tout droit sorties de la calligraphie médiévale et de l’art de l’enluminure, avec leurs ornements végétaux délicats.

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Un bain de nature

Des animaux et des décors végétaux peuplent chaque page de ces imagiers pour aborder l’alphabet et les couleurs en anglais. De nombreux animaux sont connus des enfants mais d’autres au nom plus étrange et fascinant entreront dans leur univers comme « aardvark », « echnida », »hummingbird » ou encore « kookaburra ».

qed-first-concept-5 (suite…)

The colouring book of cards and envelopes – Summertime – by Rebecca Jones

This book is just AMAZING and my boys and I love it !

http://amzn.to/29aQgfz

What is it ?

It is a book with 24 cards to colour and 24 envelopes to fold and colour + 24 stickers to close the envelopes. It is all about Summer so you will find illustrations with: bees, butterflies, fish, sea creatures, shells, summer flowers.

How does it work ?

The back of the front cover explains how to fold the envelopes with very simple pictures.

SUMMERTIME - Rebecca Jones (3)-800

In the first part of the book, you will find the cards. They are 2 per page and are really easy to separate. The grooves are very well marked so the children can fold the cards completely independently. The main illustration to colour is on the front.

Inside there is some space to write your text and some illustrations you can colour as well.

On the back, there is a lovely design to enhance the name of the card’s author.

SUMMERTIME - Rebecca Jones (13)-800

In the second part of the book, there are the envelopes illustrated outside AND inside ! So you can colour the 10000 little fish inside the envelopes if you wish and after 24 hours spent colouring your 10000 fish, you will fold the envelope easily and  in less than 1 minute. It will be time to put your card in your lovely envelope and close it with a sticker you will find in the last page of the book.

We like:

  • the creative and peaceful time spent together colouring beautiful designs.

  • the bargain which allows us to please a lot of persons we like a lot.

  • the beauty of each card and envelope.

  • the envelopes’ folding that enable children to work on geometry and method without realizing it.

  • the wonderful publisher of this book: the National Trust.

  • Rebecca’s Jones universe we are completely mad of !

How we will use this book through Summer:

  • postcards

  • birthday cards

  • thank you cards for my children’s teachers and their assistant teachers.

Here are some of the creations we have started. I will put pictures of the final version on my Facebook page.

Here are the commercial links if you would like to buy this book (and other ones by Rebecca Jones) and create wonderful cards for your beloved ones this Summer. Just click on the picture and then on the link or buy it from your local bookshop.

HAVE A WONDERFUL CREATIVE SUMMER !

 

 

Save

Save

Save

Save

Save

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Ice-cream therapy VS Brexit !

L’onde de choc provoquée par la victoire du Brexit, vendredi, n’en finit plus de me frapper de plein fouet. J’oscille entre l’abattement, la colère, la tristesse, l’inquiétude, l’espoir.

Je ne me lancerai pas dans un billet politique car je ne maîtrise pas encore tous les tenants et les aboutissants de cette page de l’histoire britannique dans laquelle ma famille et moi sommes immergés.

Mais je ne pouvais passer sous silence ce que je ressens comme bon nombre de mes amis britanniques qui ont voté « remain » et comme tous mes amis résidents « UK » et de nationalités diverses qui, comme moi, ne peuvent voter et ont un goût amer, dans la bouche.

Alors, plutôt que de ressasser, j’ai:

1/ noyé mon chagrin (avec mes chéris d’amour) dans nos glaces favorites du moment. On se console comme on peut !

2/ envie de vous raconter l’Angleterre que j’aime, l’Angleterre qui m’accueille depuis 8 ans, l’Angleterre qui ne ressemble en rien à celle qui se profile suite à la victoire des 51,9% pro Brexit.

(suite…)

The story of the root children, Sibylle Von Olfers

Dans la lignée des livres d’Elsa Beskow, The story of the root children de Sibylle Von Olfers, est une histoire empreinte de douceur, de beauté et de poésie.

The story of the root children - couvertureLien commercial

L’histoire

Mère nature, sous les traits d’une femme, réveille un à un chacun de ses petits (les fleurs). Nous sommes à la fin de l’hiver, dans les profondeurs de la terre, au commencement des racines des arbres. Après la longue période d’hibernation, le printemps s’annonce et tout doit être prêt pour son éveil.

The story of the root children - réveil

Les petits se mettent au travail et cousent leurs nouvelles parures printanières avec les matières préparées avec soin par leur maman.

The story of the root children - couture (suite…)

Apprendre l’anglais avec la méthode François Gouin et Charlotte Mason

OuiUK vintage

      source

Cette méthode faite pour des élèves anglais désirant apprendre le français est parfaitement utilisable en sens inverse.

En effet, les séries conçues par François Gouin sont proposées en anglais et en français. Donc, si l’élève est français, il commence par la série en français pour aller progressivement vers la série en anglais. L’élève anglais, lui, fera le chemin inverse.

speaking French with Miss Mason and François

Pour avoir un peu plus d’informations sur François Gouin, Charlotte Mason et cette méthode, je vous propose cet article  du blog Une année avec Charlotte.

Apprendre une langue pour se relier aux autres

Ce que j’aime dans cette méthode que j’ai découverte il y a peu et que je commence juste à mettre en place, c’est le fait de pouvoir converser dans une langue étrangère assez rapidement. En effet, Charlotte Mason, pédagogue anglaise contemporaine de Maria Montessori, considérait que la langue était bien plus qu’un outil nous permettant d’aller acheter un ticket de bus ou une baguette de pain. L’intérêt premier est de se relier à d’autres familles ne parlant pas la même langue et créer ainsi des liens entre les êtres. Dans un esprit très victorien aussi, elle considérait que chaque individu est l’ambassadeur de son pays lorsqu’il converse avec des personnes originaires d’autres pays. Il se doit donc de véhiculer des idées, une culture, une capacité de raisonnement qui transmettront une image positive de son pays et le représenteront avec fierté et honneur.

(suite…)

Ressources pour apprendre l’anglais

 Angleterre 2

Maman française de 2 garçons immergés dans la langue et la culture anglaise, dès 8 mois, pour l’aîné, dès 11 mois, pour le cadet, je partage avec vous les ressources qu’ils ont aimées et qui les ont aidés à progresser en anglais.

Mais le gros de leur apprentissage oral s’est fait dans l’immense jardin-potager-verger de la crèche Reggio-Emilia (100% anglaise) où ils ont  passé des heures à courir, jardiner et inventer des jeux avec leurs copains, puis dans une pre-school Montessori.

Ils ont maintenant 8 et 6 ans et papotent dans les 2 langues aisément, même si des mélanges surprenants se produisent encore (* « Regarde à l’oiseau ! » qui est calqué sur la syntaxe angaise « Look at the bird. »,  ou encore * »la bleue voiture » qui rappelle « the blue car »).

Avertissement 1: la culture anglaise a élargi considérablement mes conceptions et mes pratiques en matière d’apprentissages. Partisane du beau et du travail tiré au cordeau, j’ai un peu (beaucoup!) dégringolé de l’armoire lorsque des livres de 1ères lectures « Spiderman » et « Star Wars » étaient disposés sur le sol de la classe pour la séance hebdomadaire de lecture parents/enfants organisée par l’école que fréquentent mes enfants. Après un « beurk » irrépressible et naturel, j’ai vite ravalé mes préjugés et me suis interrogée sur les fondements de mes exigences. Et là, c’est vis à vis de ma réaction 1ère que j’ai ressenti une gêne. Les belles images, les textes intelligents, riches en vocabulaire et en valeurs morales, c’est bien et c’est ce vers quoi il faut tendre MAIS pour ceux qui n’y sont pas sensibles ou qui le seront mais contraints et forcés, ils ne sont pas le vecteur adéquat pour leur faire aimer la lecture et qui plus est dans une langue étrangère. Mon credo est donc: tous les chemins menant à Rome, toutes les ressources sont bonnes pour mener à l’anglais !

Avertissement 2: Une langue vivante étant avant tout une langue parlée, le premier sens à mobiliser doit être l’ouïe et l’enfant doit être placé dans une situation active qui l’amène à parler. Le meilleur moyen pour apprendre bien et vite, vous l’aurez donc compris, c’est que l’enfant soit au contact d’autres enfants et adultes parlant la langue à apprendre.

L’immersion complète

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Solution 1: vivre dans un pays étranger pour apprendre la langue en question, c’est le plus efficace. Oui, mais bon, si on doit déménager dans chaque pays dont on veut apprendre la langue, ça peut vite devenir compliqué !

Solution 2: l’école bilingue qui propose des apprentissages en français tous les matins et des apprentissages en anglais tous les après-midi, ou un autre système d’alternance: 1 journée avec des profs francophones, la journée suivante avec des profs anglophones.

Solution 3: la jeune-fille (ou le jeune-homme) au pair anglophone qui JOUE avec les enfants dans sa langue, chaque jour, une ou deux heures. C’est fou ce que les enfants apprennent vite par le jeu ! Nul besoin de passer par des cours formels et du rabachage. Les automatismes et expressions s’installent naturellement et durablement.

Solution 4: faire copain-copine avec des voisins anglophones qui ont des enfants du même âge que les vôtres. Encore une fois, l’envie de communiquer étant la plus forte, les enfants savent trouver des ressources fantastiques pour communiquer et acquérir le vocabulaire dont ils ont besoin pour se faire comprendre. Le risque, c’est que le copain ou la copine anglophone s’adapte et parle en français en entendant votre enfant lui parler. C’est ce qui se passe avec mes enfants ! Lorsqu’ils sont avec des copains anglais, ils parlent en anglais; lorsqu’ils sont avec des copains français, ils parlent en français. Et lorsque je leur demande de parler français avec deux de mes élèves anglais au détour d’un jeu, ils ont du mal à rester sur le français si mes petits élèves répondent en anglais.

Si aucune de ces solutions n’est possible, pas de panique ! Il existe plein de supports très efficaces. Et puis, on est bien d’accord, le but n’est pas de devenir bilingue (ce sera le sujet d’un prochain article…il y a une sacrée différence entre maîtriser une langue et être bilingue !) mais de devenir à l’aise en anglais et d’avoir ainsi accès à une autre culture. Car il est bien là l’intérêt de découvrir une langue étrangère, à mon sens: créer des liens avec l’autre, s’immerger dans un quotidien différent du sien, lire des livres en anglais et goûter ainsi des subtilités, une atmosphère que la traduction ne peut reproduire, aussi bonne soit-elle, manger différemment, etc…

(suite…)