Accoucher en maison de naissance (en France): Récit de notre parcours.

  •  Illustration ThomasIllustration de Sophie Pujol

Avertissement: si vous n’avez pas le temps ou ne souhaitez lire que la partie traitant du jour de l’accouchement, rendez-vous au paragraphe intitulé: Jour J, la triade mère – enfant – père. Sinon, si vous aimez les récits fleuves, c’est parti ! 🙂

Genèse

Il était une fois deux amies, copines depuis la petite section de maternelle. Après le bac, l’une est partie en lettres sup, l’autre en école de sage-femme. Malgré leur séparation géographique, ces deux-là sont toujours restées proches. Et pourtant, au fil des années d’études, les kilomètres n’ont cessé de s’accumuler. D’élève sage-femme, la seconde est devenue sage-femme, a commencé à travailler dans une très grosse maternité, enchaînant les accouchements comme dans une usine, puis un jour, elle est partie explorer le monde. Au fil de ses pérégrinations, elle a exercé son magnifique métier dans des conditions très diverses. Elle a observé, écouté, entendu ces femmes aux cultures différentes de la sienne. Sa pratique a évolué, s’est enrichie de toutes ces rencontres, ces expériences. Elle est revenue dans notre Hexagone le coeur et l’esprit riches de ces nouveaux horizons. C’est tout naturellement qu’elle a commencé une série de formations centrées sur le respect de la physiologie, la gestion de la douleur, l’accompagnement émotionnel et psychologique de la future mère. À ce moment de sa vie professionnelle, un petit être germait en mon sein. Nous avons beaucoup parlé de sophrologie, de chant prénatal, d’haptonomie, de couvade. Elle a joué son rôle d’amie et de sage-femme en m’envoyant 2 livres qui allaient me marquer à coeur et approfondir un cheminement en cours: Au monde de Chantal Birman et La naissance…un voyage de Muriel Bonnet del Valle.

Réflexions de couple autour de l’accouchement

La dimension sacrée de l’accouchement, au sens d’événement majeur à respecter, nous a peu à peu envahis, mon mari et moi. Et paradoxalement, ce sacré allait de pair avec simplicité et authenticité. Si la nature nous en donnait les moyens (ou si nous laissions la nature nous en donner les moyens ?), nous souhaitions vivre autre chose qu’un acte médical accompagné de toute sa panoplie de machines. Nous vivons à une époque qui nous premet de ne plus considérer l’accouchement comme un acte banal et animal, ni comme une intervention médicale. Aujourd’hui, après les pages obscures des accouchements à domicile d’antan sans mesures d’hygiène et celles de la surmédicalisation qui aseptise l’événement, nous pouvons enfin redonner à ce moment toute sa place: celle d’un événement extraordinaire à accueillir comme tel, avec toute sa force, son intensité, sa souffrance, sa beauté, son énergie démesurée.

Commencèrent alors mes recherches internet. J’épluchais forums et multipliais mes recherches Google autour de mots-clés: naissance non-violente; accouchement dans l’eau; accoucher sans péridurale.

Après des heures et des heures de recherches, je suis tombée sur ces mots:

MAISON DE NAISSANCE

C’est joli, n’est-ce pas ? Une maison qui accueille la naissance. Un lieu où la naissance est bienvenue, entourée,…

En discutant avec nos voisines, nous apprîmes qu’un couple ayant habité notre résidence avait eu leurs deux enfants à domicile. L’idée était intéressante mais pour un premier accouchement, nous n’étions pas assez confiants et débarrassés des peurs que le monde médical et l’entourage construisent solidement.

Cette structure apparaissait donc comme un lieu idéal, à mi-chemin entre la maison et la maternité traditionnelle. Elle conciliait l’intime du foyer et la sécurité inhérente au milieu hospitalier. Restait à en trouver une à proximité et ça, ce n’était pas gagné d’autant qu’en lisant les articles à ce sujet, je réalisais que les maisons de naissance n’étaient pas autorisées en France.

À la recherche d’une maison de naissance

Challenge 1: Trouver une maison de naissance à proximité

À l’époque, nous habitions en région parisienne. La maison de naissance la plus connue était celle de la maternité des Bluets, dans le 12ème arrondissement: le CALM. Mais entre la banlieue ouest de Paris et le 12ème, mieux valait que l’accouchement se déclenchât la nuit sinon on s’exposait à un temps de trajet équivalent à un Bordeaux-Angoulême. Et, franchement, quel couple sensé habitant à Angoulême prévoirait un accouchement à Bordeaux ? Heureusement, au détour d’un commentaire au fin fond d’un fil de discussion, le nom « maison de naissance de Pontoise » me saute aux yeux. Andrésy, c’est dans le 78, mais c’est aussi à la limite du 95 où se trouve Pontoise. Je regarde sur la carte, et là, c’est la première révélation: nous ne sommes qu’à 14 kms de cet endroit, soit moins de 30 minutes en voiture.

Challenge 2: Trouver le numéro de téléphone de la maison de naissance de Pontoise

Restait à contacter la maison de naissance. Et là…pas de site web, zéro lien sur le site de la maternité de Pontoise. J’ai donc tenté ma chance en commentant le message qui mentionnait ce lieu. Par chance, j’ai eu une réponse. Munie de mon précieux sésame, j’allais enfin pouvoir passer la porte de ce lieu si difficile à trouver.

Une si belle rencontre

À partir de ce moment-là, tout s’est enchaîné naturellement. Nous avons rencontré la sage-femme qui allait nous accompagner tous les trois dans cette nouvelle aventure: Isabelle Chevalier.

Comment décrire Isabelle en quelques mots ? Douce, rassurante, réconfortante, bienveillante, professionnelle, à l’écoute, drôle. Bref, un ange !

En plus de la personnalité extraordinaire d’Isabelle, l’atmosphère du pavillon de naissance inspire bien-être et sérénité. Seules deux sages-femmes et une secrétaire évoluent dans cet endroit. Et elles s’entendent à merveille. Tout cela pourrait sembler superflu mais il n’en est rien. La grossesse et l’accouchement sont des moments particuliers dans la vie d’une femme et d’un couple. L’émotionnel joue un rôle majeur dans ce processus. Tout ce qui contribue aux sensations de sécurité, de tendresse, de bienveillance sont autant d’atouts pour se sentir forte et en phase  avec son bébé. Et ils seront les meilleurs analgésiques lors du travail et de l’accouchement.

Ce qui caractérise le mieux Isabelle, c’est son écoute qui ne porte jamais de jugement. Je me souviens de son regard sur ces papas qui ne peuvent assister à l’accouchement, par exemple. Et de nous dire qu’il faut simplement accueillir cela, apporter du soutien à la maman ET au papa, dans ces cas-là, et bien souvent, avec cette attention bienveillante portée au papa, il rejoint très souvent la salle d’accouchement de lui-même. Lors de notre premier entretien, nous avons évoqué les raisons de notre choix. Isabelle nous a expliqué le déroulement du suivi: 1 rendez-vous par mois, à partir du 3ème mois de grossesse, les 7 séances de préparation en groupe dont une, le soir, avec les (futurs) papas, le jour J. Après une petite visite des lieux où l’on se sentait tout simplement chez nous, dans un cocon douillet, nous savions que c’était LE lieu qui nous convenait et qui accueillerait le mieux notre bébé. Nous étions emplis de joie. Et c’est avec ce même sentiment de joie que je me suis rendue dans cet endroit chaque mois puis, chaque semaine, à partir du 7ème mois.

Ici, même si la charge de travail est importante, on prend le temps. On s’assoit avec les mamans. On commence la visite mensuelle par une boisson chaude et des petites douceurs toutes ensemble: sages-femmes, secrétaire, maman. J’avais plus l’impression de retrouver des amies particulières que d’aller à une visite de contrôle médical. Encore une fois, toutes ces petites choses, ces petits riens tissent une toile de relations solides, chaleureuses et précieuses qui feront la différence le moment venu.

Jour J : La triade Mère – Enfant – Père en action !

Pré-travail: la fourmi et maître yogi

Ce jour est arrivé le 30 janvier 2008. À 3 heures, la poche des eaux s’est rompue. C’était les grandes eaux !! Moi qui me demandais si je serais capable de repérer ce moment, je n’ai eu aucun doute ! 😉 Mon mari a donc sorti de grandes serviettes en un temps record et une fois la surprise passée, nous nous sommes recouchés. Les contractions ont commencé vers 3h30. Nous avons pris la décision d’appeler Isabelle pour lui demander conseil. La pauvre, à 3h30, et après avoir eu 4 enfants, se faire encore réveiller en pleine nuit ! Je vous assure qu’il faut du dévouement et de la passion pour faire ce qu’elles font, ces sages-femmes qui travaillent en maison de naissance. Elle a demandé à mon mari de mesurer l’intervalle entre chaque contraction. Puis, elle m’a parlé, m’a demandé comment je me sentais, m’a bercée de paroles réconfortantes et m’a dit que le pré-travail avait débuté. Elle m’a alors prodigué quelques conseils comme: marcher, mettre en place les exercices de sophro, me reposer dès que les vagues de contractions passeraient, boire et manger en prévision de l’accouchement histoire d’avoir de l’énergie. Puis elle m’a proposé de la rappeler vers 6h. Je me sentais bien. La douleur n’était pas insurmontable et mon mari était là comme un appui précieux. Nous avons donc vécu ce travail préparatoire chacun à notre façon mais ensemble: lui, préparant notre petit-déjeuner, me portant de l’eau, attrapant le sac « maman-bébé », me massant les reins avec une huile de support à base d’huile essentielle de lavande vraie, repartant préparer la thermos de tisane de feuilles de framboisier (active la circulation sanguine et contribue à l’efficacité du travail). Une vraie fourmi !!! De mon côté, attention portée entièrement vers l’intérieur de mon ventre. En connexion totale avec ce bébé. À chaque vague de contraction, je le visualisais, poussant de toutes ses forces pour ouvrir cette porte de chair et de sang. Porte qui lui donnerait accès à notre monde. Je l’aidais en respirant de manière à favoriser cette ouverture vitale. On faisait un bon travail d’équipe, soutenus par mon homme. À 6h30, nous rappelions Isabelle. Pris dans nos préparatifs, nous avions un peu oublié l’heure. L’intervalle entre chaque contraction s’était bien réduit. Avec son calme et sa sérénité contagieuse mais avec une pointe de « il ne faut pas trop traîner quand même », elle nous a dit de nous mettre sur la route. Elle serait à la maison de naissance quand nous arriverions. Nous nous sommes donc mis en marche mais l’allure de cette marche était extrêmement faible. Même en habitant au rez-de-chaussée et en n’ayant aucune marche entravant mon chemin, je pense avoir pulvérisé le record de lenteur: 20 minutes pour faire 30 mètres ! Qui dit mieux ?

Bien après l’accouchement, mon mari me confiera que ce fut un moment où lui-même avait repoussé ses limites. Gérer le non-contrôle absolu, l’inquiétude de ne pas arriver à temps à la maison de naissance, tout cela sans cesser une seconde d’être mon appui pour évoluer jusqu’à la voiture, fut un moment intense.

Travail et accouchement: la bulle bienveillante de la maison de naissance de Pontoise

À 8h30, nous arrivions à l’endroit indiqué par Isabelle qui nous attendait avec ce sourire si doux qui semblait murmurer: « Confiance. » Elle a ouvert ses bras et m’a dit: « Bienvenue Aurore ! » Je me suis blottie contre elle et lui ai soufflé que j’étais si heureuse qu’elle m’accompagne dans ce moment si important de ma vie. Isabelle s’est muée en mère universelle, pour moi, à cet instant précis. Elle tenait le rôle de ces femmes qui ont la connaissance des rituels de passage. Elle était celle qui allait me guider dans ce passage liant ma vie antérieure sans enfant à ma vie imminente avec enfant. Je me suis sentie en sécurité et prise en charge, enveloppée, cajolée. Le temps que mon mari gare la voiture et nous rejoigne, Isabelle et moi étions à la maison de naissance. Elle a procédé aux vérifications d’usage pour savoir où j’en étais du processus. Le travail était efficace. Nous faisions vraiment un super travail d’équipe, ce bébé et moi. Mon adorable mari était à nouveau à mes côtés, lui aussi rassuré par la présence si professionnelle et paisible d’Isabelle. Tout était à nouveau sous contrôle. Ouf ! Respiration !

Durant 1 heure, j’ai alterné différentes positions, utilisé le ballon dont les balancements me faisaient beaucoup de bien et bu ma tisane régulièrement. Le fait de ne pas avoir de monitoring, d’être libre de mes mouvements ont été déterminants dans la gestion de la douleur. [Parenthèse: Il n’est pas étonnant qu’il faille user de péridurale lorsqu’on cloue la maman sur un lit, reliée de partout à des fils, des machines qui ne lui permettent plus de mettre en place ses propres stratégies pour apprivoiser cette douleur et la contrôler !] Puis, Isabelle, voyant que l’intensité des contractions augmentait sensiblement , a fait couler un bain bien chaud dans la grande baignoire et y a versé des huiles essentielles relaxantes. Jamais je n’oublierai ce moment où je suis entrée dans cette eau à la température parfaite pour moi. Le tactile et l’olfactif choyés, réconfortés pour mieux continuer le travail. Et mon mari de me masser inlassablement les reins pour diminuer la douleur des contractions et me permettre de continuer à favoriser l’avancée de notre bébé. Pas une seconde, il ne s’est arrêté; pas une seconde, il n’a montré de lassitude. Il était là, entièrement présent. Je ressentais profondément cette certitude que je pourrai compter sur lui jusqu’au bout. Quelle énergie fantastique cela m’a apporté !

Vers 11h, Isabelle m’a auscultée. C’était le moment de descendre en salle de naissance. Les poussées étaient très fortes. J’aurais bien accouché dans cette eau chaude et ressourçante…Je me suis donc extirpée à regret de la baignoire pour rejoindre le fauteuil roulant. Un petit tour d’ascenseur et nous étions installés dans ce nouveau lieu qui n’avait plus rien d’une chambre mais d’une salle d’hôpital. Nicole, l’adorable aide-soignante qui nous a rejoints, avait baissé les lumières et personne d’autre qu’elle, Isabelle et mon mari ne circulait dans la pièce. Je retrouvai l’atmosphère intime de la maison de naissance. J’ai vécu cette dernière étape les yeux fermés quasiment de bout en bout. Les contractions étaient très peu espacées maintenant et arrivaient par vagues toujours plus fortes. Le livre de Chantal Birman abordait ces vagues, les signaux que le corps envoie via « la douleur » pour nous guider. Tout ce que j’avais lu et intégré apportait sa part à ma façon de vivre ce moment. J’ai demandé à Nicole et à mon mari d’étre mes appuis tandis qu’Isabelle m’encourageait avec bienveillance tout en surveillant la progression de petit Thomas. Mon mari m’avouera plus tard qu’il ne s’attendait pas à voir surgir autant de force de mon corps. Il en a eu des crampes sur le moment et des courbatures dans les bras, les jours suivants ! C’est physique, un accouchement ! 🙂

Vers la toute fin, et pour m’aider à être efficace dans mes dernières poussées, Isabelle m’a proposé de toucher la tête de mon bébé que l’on pouvait sentir, à présent. Quelle joie ! Il était presque là ! Rester connectée. Lui parler. L’encourager. On y était presque. J’ai passé toute la fin de l’accouchement mes mains sur sa tête pour lui communiquer mon énergie et tout notre amour. Nicole me passait des serviettes éponges fraîches sur le front entre 2 poussées. Chaque geste, chaque mot, chaque intonation de voix, chaque regard revêt une importance capitale durant tout le travail mais plus encore vers la fin de l’accouchement. Sensible, à fleur de peau et en même temps pourvue d’une force sauvage déconcertante, j’avais besoin de chaque bribe d’énergie pour mener à bien ma mission. J’ai eu la chance incroyable de pouvoir capter l’énergie de ces 3 personnes si attentionnées envers moi. En quelques poussées Thomas sortait sa tête; Isabelle l’a fait pivoter pour que ses épaules puissent se dégager puis elle m’a proposé de le mettre au monde moi-même. Ce que j’ai fait avec une émotion et une joie incommensurables. J’ai fini de faire sortir mon bébé et l’ai posé sur mon ventre, en l’embrassant, en lui souhaitant la bienvenue parmi nous et en lui disant « Je t’aime ». Son papa était très ému et tellement heureux ! Isabelle a posé une couverture chaude sur Thomas et lui a mis un petit bonnet sur la tête. Puis elle et Nicole se sont retirées pour nous laisser savourer ce moment dans la plus stricte intimité de notre cocon. Merci pour cette délicatesse, ce respect de notre sphère familiale toute nouvelle. Il était midi 5. Nous étions 3. Une nouvelle aventure commençait.

Après l’accouchement

Environ une demi-heure après l’accouchement, Isabelle et Nicole sont revenues et ont pris soin de Thomas et moi. Isabelle a demandé à mon mari s’il souhaitait couper le cordon. Ce qu’il a fait. Puis, elle m’a aidée dans la dernière phase du processus de la naissance: l’expulsion du placenta. Nicole et mon mari s’occupaient de Thomas. Une fois les soins terminés, le reste de la famille « maison de naissance » a frappé à la porte. Monique et « l’autre » Isabelle venaient admirer la petite merveille et nous gratifier de leurs sourires si chaleureux. Vraiment, qu’il était bon d’avoir accouché dans cet endroit empli de personnes si adorables !

La maison de naissance n’ayant pas encore le droit d’être en service pour l’expulsion et le post partum, j’ai rejoint la maternité du service de l’hôpital de Pontoise. Là, je ne m’éterniserai pas. Je passais de la maison à l’hôpital avec ses contraintes de temps, de personnel pas forcément patient et bienveillant. Thomas ne prenait pas de poids mais il faisait un beau 3.660kg à la naissance. J’ai donc subi les pressions habituelles. Si je voulais rentrer tôt chez moi et bénéficier de l’HAD, il fallait que mon bébé reprenne du poids. Nous avons fini par céder et nous lui avons donné un de ces biberons sponsorisés par l’industrie du lait en poudre. Bam ! Le 3ème jour, sa courbe de poids remontait et, moi, je me demandais si mon lait était vraiment nourrissant. Heureusement, Isabelle est venue nous rassurer et nous sommes rentrés chez nous, avec la certitude que nous avions bien fait de choisir la maison de naissance plutôt que la maternité ! 😉

De retour à la maison, c’est Audrey, une sage-femme libérale du réseau HAD, qui a assuré le suivi. Elle a été un soutien précieux pour ses conseils pratiques. Moi, qui avais accueilli et géré la douleur de l’accouchement en en faisant une force vive, je supportais beaucoup moins bien les brûlures générées par ma déchirure (Isabelle, forte de son expérience, a réussi à éviter l’épisiotomie. Elle a eu raison ! On se remet plus rapidement d’une déchirure aussi désagréable cela soit-il, que d’une épisio.) et le fait que je n’arrive pas à positionner correctement Thomas pour ses têtées. En quelques visites et astuces fort judicieuses, tout s’est mis en place et l’allaitement au sein et à la demande a duré jusqu’à ce que Thomas choisisse d’arrêter (8 mois).

L’article en bref:

  • Trouver une maison de naissance, en France (en 2008 comme en 2015) = parcours du combattant.

  • La maison de naissance, c’est l’atmosphère de la maison, la sécurité du médical, un accompagnement global par la même sage-femme tout au long de la grossesse et le jour de l’accouchement, un respect sans failles de la triade père – mère – enfant, une naissance sans violence.

  • En tant que femme, c’est la possibilité de se réapproprier le pouvoir d’accoucher.

  • En tant que père, c’est pouvoir être acteur et jouer un rôle de 1er plan.

  • La douleur des contractions: une alliée à accueillir plutôt qu’à combattre.                                            Pour se faire, à chacune de trouver la ou les méthode(s) qui lui correspond, de lire des ouvrages comme Au monde de Chantal Birman, La naissance…un voyage de Muriel  Bonnet del Valle ou Message d’une sage-femme pour une naissance libre (les peurs de la grossesse et de l’accouchement) d’Ariane Seccia Boulanger, se surtout, surtout: se faire confiance.

 

 

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